Torii Kiyonobu, C. i, 38; Torii Kij'omassu, C. i
3. Torii Kiyonobu, C i, 42, 48. 66. — Bêtes sauvages, acteurs et guerriers font surtout partie du répertoire des Torii. — Cf une estampe bouddhique, C. I, 4, représentant Fudo. C est la gravure d un dessin de Hoïn Seilvwan où lartiste nous avertit qu'il a particulièrement soigné son œuvre, s'arrêtant à chaque coup de pinceau pour prononcer trois prières. L'épée en mains, environné de flammes sur un rocher entouré d eau, Fudo, taillé en force, a déjà l'air avantageux que guerriers et acteurs auront plus tard sui' les estampes.
4. Les albums erotiques, si nombreux dans le répertoire de 1 Estampe et qui disent tout et le reste en un si beau stjde, servaient de cadeaux de mariage. L'épouse en glissait un exemplaire, dit-on, dans le bagage de son mai'i, quand il la quittait pour un voyage.
viendra un temps aussi où, sur l'estampe, le guerrier ne sera plus représenté que par des cavaliers en bonne fortune, par des coupeurs de grand'route, par des paladins en guenilles, un temps où les monstres, n'étant plus combattus par des preux, terroriseront impunément de faibles fillettes, un temps où des rossignols et des martins-pêcheurs remplaceront aigles et faucons ; mais, même alors, les descendants authentiques des « mangeurs de démons », les acteurs, les lutteurs de Shunsho et de son école, les bêtes de proie de Koriusaï, d'Hokusaï et de Hiroshigé maintiendront la tradition de violence, instinctive et grandiloquente, qui fut toujours de mise dans une société où le guerrier donnait le ton.
Il est touchant de saisir dans sa brusquerie, sa rudesse et sa crânerie, cette bravoure qui prêtera plus tard à tant de grâce, car toujours aux sentiments et aux actes des personnages de l'estampe il faudra supposer cette doublure d héroïsme, — portât-elle des accrocs comme chez les matamores de Sharaku. Les fils des guerriers d autrefois, même dans leurs bonnes fortunes, garderont les deux sabres et un certain air de gentilhomme. Les belles du temps de paix, même dans leurs divertissements, se souviendront, elles aussi, qu'elles ont eu comme ancêtres des dames nobles, telle cette Tamamushi qui, dans la débâcle de son parti sur la mer, défia tranquillement les flèches ennemies, ou des courtisanes, compagnes des guerriers, telle la fameuse maitresse de Yoshitsuné. Une estampe de Moronobu^ traduit de façon charmante cette contagion chez le sexe faible de l'esprit guerrier. C'est une chevauchée d'amazones, jeunes filles aux visages poupins, qui ont revêtu l'armure à épaulières, coiffé le casque à antennes , enfourché de petits chevaux hennisseurs et piaffeurs et qui s'environnent darcs, de flèches, de sabres, de lances et de trophées. — Et il fait