‹ Les maîtres de l'estampe japonaiseChapitre 65 sur 102 · PI. XXXI · texte numérisé non relu

PI. XXXI

ques-uns de leurs traits chez les plus belles des geisha. Notre personne, exigeante d'éternité, nous attache surtout, pour se rassurer, aux aspects permanents et solides de la nature ; la pensée de la beauté fugitive qui entretenait l'élégante tristesse des voluptueux antiques n"a jamais été pour nous, Occidentaux, qu un frisson de luxe. Par les sens aiguisés de 1 ondoyante femme-fleur d'Outamaro, écoutons le murmure de l'éphémère, habituons -nous à sa chanson douce... La chute des fleurs de cerisier devant quoi se pâme cette belle esthète lui est une invite à mourir silencieuse.

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