‹ Les maitres de l'heureChapitre 25 sur 122 · onlt'inpnrains, 5' s^rie {tAtouanl Hod). p · texte numérisé non relu

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ton n'a pas été recueilli en volume, — il se prenait à regretter que u la grande comédie » n'eut pas encore emprunté ses sujets à la politique. « Ah! l'admirable matière, s'écriait-il, pour un auteur dramatique qui aurait un peu de génie! » Et il ajoutait :

On peut dire que la comédie de nos mœurs politiques est encore à faire. Les données les plus simples seraient les meilleures, car ces pièces-là vaudraient surtout par la vérité de Tobservalion et par le choix des détails. On prendrait tout urument, je suppose, un brave homme qui serait parfaitement honnête au premier acte, que la politique dépraverait peu à peu, et qui serait tout près d'être un gredin au dénouement. Et quel serait le nœud? Oh! c'est bien simple : le même que dans les comédies classiques : on donnerait à cet homme une fdle qu'il sacrifierait à son horrible passion. Si vous aimez les dénouements optimistes, Tamoureux de la fille sauverait enfin le père du déshonneur. Ou bien, au contraire, on sacrifierait l'ing-énuc jusqu'au bout, et quelque suprême platitude porterait notre homme au ministère. Sur quoi la toile tomberait. Près du héros, on placerait, dun côté, son Comité électoral qui serait son mauvais génie et son tyran, et, de l'autre, sa femme, quelque bonne bourgeoise, qui serait son bon génie inécoulé. Je livre celte donnée pour rien. Elle n'est pas neuve : c'est celle de presque toutes les comédies de Molière. Je n'ai changé que le ressort principal de l'action. Mais on pourrait très bien tirer de là un chef-d'œuvre. Il n'y a qu'à l'écrire^.

Et c'est presque le Député Leveau. Je n'ai point dit que le Député Leveau fût un chef-d'œuvre. Mais c'est une très bonne comédie.

Et il en est ainsi de presque tout le théâtre de M. Lemaître. Si des pièces qu'il nous a déjà données 2, aucune

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