Cunleinporains, d' série, p
M. JULES LEMAITHE. 65
lycée Lakanal, un discours où il faisait passer tonte son inquiétude morale (31 juillet 18941, l'auteur des Contemporains, au lycée Charlemagne, en prononçait un autre sur la solirlaritè, discours 1res élevé, très grave, et qui dut surprendre beaucoup d'auditeurs. Il y commentait avec éloquence la belle parole d'Auguste Comte, si souvent citée par Brunetière, que « l'humanité est composée de plus de morts que de vivants »; et il y combattait vigoureusement ce qu'il appelait « l'épicuréisme abstentionniste » :
C'est là, mes amis, une basse et mauvaise façon île pren<irc la vie.... Combattons notre pente, qui est de nous dérober, de nous blottir dans une paix indilîércnte. Cherchons les occasions où beaucoup d'hommes assemblés sont animes à la fois d'une seule idée, et d'une idée salutaire pour tous.... Iluinuics pt»liliques,... vous ne promettrez que ce que vous pouvez tenir. Vous ne njounaycre/ pas vulre influence : vous lu' tinM-cz pas, avec, àj)relé, de votre mandat, tous les prollls, petits ou «grands, qu'il comporte.... Toutes les époques sont des époques de transition, je le sais.... Mais, tout de même, jamais moins qu'aujourd'hui on n'a été sur de demain,... Voilà, mes amis, des propos bien sévères. Je me bâte d'ajouter «pi'ils sont à peiiu» miens et que, les ayant tenus, Jtr voudrais bien en faire tout le premier mon profit. Cet aveu leur (mièvera peut-être «le leur solennité, les fera, après coup, plus uu)destes et plus familiers. Kl |>uis, que voulez-vous? c est peut-être bien fini de rire, — sauf par-ci, par là, et dans des fêtes innocentes et confiantes coinmc celleci '.
llst-il bien surprenant (jue l'homme (|ui parlait ainsi soil devenu, quelques années plus tard, le rrésident «le la Ligue <|e lu l'atrie fram;aise.'
Il s't'Iait préparé à ce r«Me en étudiant diverses (|ue«(ions dinltu'l général et social que les busards <io l'aclualiié proposaient à sa méditatinn M consignait dans une série d'articles (jn'il intitulait, non plus Impressions celle fois.