‹ Les maitres de l'heureChapitre 38 sur 122 · Id., ibicL, p · texte numérisé non relu

Id., ibicL, p

M. JULES LE}fAiritE. df

rcsscnliel. Kilo permet de présenter une idée sous tout.*- -. > fanes, de Ici dépasser et de revenir en deçà, de l.i corriLTcr .i mesure qu'on la développe. Elle permet de s'abandonner lihn'ment à sa fantaisie, d'être artiste et poète on même temps «jue philosophe, (domine la fahie choisie n'est point la représentation tTune réalité rigoureusement limitée dans le temps et dans l'espace, on y peut mettre tout ce ciuo le souvenir et rimai.-inalion su^^'èrent de pittoresque et d'intéressant, il n'est point do forme littéraire j)ar où nous puissions ex[)rimer avec autant «le llnesse et de ^rùce ce que nous avons d'important à dire. Je me ligure que le ceinte ou le dranie philosofdiique serait le ^vnre le plus usité dans celte cité idéale des esprits que .M. Hr'uan a ipKdquefois rêvée. Oar les vers sont une musi<|ue un peu vainc cl (|iii comltineles s(jns selon des lois trop inilexildes ; le tliéàlre impose dos conditions trop étroites, nécessaires et pourfatU frivoles; le roman traite de cas particuliers, enrof'istre trop do détails éphémères et né^'li^'eahles, et où ne sauraient s'attacher ijuc des inlellifrences enfantines. Au contraire, le conte mi le drame philosophi(jnt? est le j»lns libre des genres, et ne vaut, (1 autre [larl, qu'à la condition de ne rien o.X()rimer d'insi- ^riiilianl. C'est pour cela que M. llcnan Ta ad»q)lé *..,.

Jt^ serais bien étonné qu'en écrivant celle page M. Jules Leniaîlre n'ciH \n\s pensé ù lui inènie nu moins aninni «pià llrncsl Hcnan. lin tout cas, on ne saurait luienv exprimer les raisons in«^'<Mii (Mises et vraies (jui, parmi toutes les Inmirs lin conif. - car il s'est essayé dans plusieurs, — lui ont l'ail choisir «le préférence celle qu'il a si iienrenseinent ib'linie.

Je viens de dirt> que .M. Jules Leniaîlre s'est exercé ilans plusieurs i^'enrcs<lc »*oiiles. «« Contes d'autrefois et d'aujour- «1 bui « : Irl est. en «Mïel. le sous-tilre de son premier recueil, et bd pourrait Olie celui du second. Tous ces conlj^s son! d'une extrême vari«'*lé «le snjels et d'inspiralion : le conteur comme le «Iramalur^e, en .M. Lemaitrc* semble 1res pn'occnpé de ne point se répéter. Les ucoiitos d'aujourd'hui » sont lanbM la mis(> m «etivre d'une u histoire >> on d'nn«> anecilole plus <ni moins vraie, tanlùl le

Page 1