‹ Les maitres de l'heureChapitre 47 sur 122 · ConU'iuporitins, 3* série Jean iiichcpin), p · texte numérisé non relu

ConU'iuporitins, 3* série Jean iiichcpin), p

lùli LES MAITRES DE V HEURE.

t-il de rautciir des Blasphèmes. — u Ces deux frères siamois de l'écriture artiste ^ »,

C'est nous-mêmes, messieurs, sans nulle vanité,

pourraient dire les frères de Goncourt. — « L'œuvre candide, sévère et un peu fruste de ce Balzac du clergé catholique et des paysans primitifs ^ » : je ne pense pas qu'on puisse, en moins de mots, mieux caractériser Ferdinand Fabre. — Et l'on peut croire aussi qu'il n'est « pas trop absurde de définir les Rougon-Macquart : une épopée pessimiste de Fanimalité humaine ^ ». Et je sais bien qu'il faudrait tout l'esprit de M. Jules Lemaître pour avoir le droit de le croquer et de le « ramasser » en une ligne. Mais, après un long commerce avec tous ses livres, je voudrais pouvoir dire que je vois en lui quelque chose comme un arrière-petit-fils de Montaigne qui se serait nourri de Racine et qui aurait beaucoup écrit dans les journaux *.

Car il a beaucoup écrit dans les journaux, et si l'on doutait que ce fut pour son bien, il faudrait entendre sa protestation personnnelle :

Le journalisme est un très bon exercice, quand on a le tempérament assez robuste pour y résister et quand on garde Vanibition et qu'on se réserve le temps d'élaborer des œuvres plus réfléchies, 11 cl6velopi)e et achève de former ceux qu'il n'al)rLitit pas. Il gâche le style de ceux qui n'en ont point et en fait un je ne sais quoi qui n'a plus de nom ; mais ceux qui sont nés avec

1. Contemporains, 3® série {Edmond et Jules de Goncourt), p. 38.

2. Contemporains, 2" série (Ferdinand Fabre), p. 330. — Je m'en voudrais, dans ce savoureux article, de ne pas relever encore ce mot délicieux : « Ainsi, pas une phrase qui ne sente en plein l'église, pas une f/ui ne porte la soutane » (p. 310).

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