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3 f^.urrrs df Sainti-linivc, Poésies com/tUtfS, luilioo par Vnntole France, t. I, bcnuTn*. I87U. p. xxxix. Kn puldinnl, dnns l'Amntrur <r(Ju/o;;ra/>/ii« du l" janviiT 1S70, une Itllro dp Sainte Ilrure. M. Krftucr rcrivnil : • }v rcinnnpu* uiio plirnso ipii ju»lil)e peul-^lrc un pru lilti'raleMMMil »e t\uv j ai dit dr In nalurt» profiuidiMnont passivo ri Trininiiin d«> SainleUcuve. un jour <|uo j*ai lonlr d«» fa.re co 4Ui' jo voudrais appeler la pliysiologie de sou Ame • (p. U-IO,«
19à LES MAITRES DE L HEURE.
saint Thomas d'Aquin du xix^ siècle* »? Et la notice qu'il devait plus tard lui consacrer, en tête de ses Poésies complètes, n'a-t-elle pas l'air parfois d'une confidence, presque au même titre que celle qu'il a écrite sur Racine? Quant à Leconte de Liste, « prêtre de l'art, abbé crosse et mitre des monastères poétiques ^ », on ne pouvait alors faire des vers sans reconnaître sa maîtrise et subir son influence; et, de fait, son influence, qui du reste rejoint, sur tant de points, celle de Taine et surtout de Renan, son inlluence est visible dans les premiers vers de l'auteur des Poèmes dorés. Le premier article que je connaisse de M. France, — il est signé : A. Thibault et daté de janvier 1867, — est sur Leconte de Liste et sa traduction de Viliade : a Leconte de Lisle, y lit-on, est un de ces hommes très forts qu'un siècle n'entraîne pas. 11 est très calme, justement parce qu'il est très fort. Replié sur lui-même, il regarde d'un œil tranquille monter le flot de la vulgarité et du prosaïsme. Le flot ne l'engloutira pas. N'est-il pas lui, l'Arche sainte? La solitude ne l'épouvante pas. Il porte un monde en lui 3. » L'année suivante, il proclame les Poèmes antiques a une des plus grandes œuvres de la poésie moderne^ ». Et, quelques années plus tard, à propos d'une nouvelle édition des Poèmes barbares : u S'il est vrai que l'art du poète consiste à représenter des êtres selon leur nature, sous leur vrai caractère, dégagés de ce qui n'est en eux qu'accidentel, de sorte que réduits et élevés à la simplicité et à la beauté intrinsèque d'un type, ces êtres soient désormais revêtus dune vie supérieure et impérissable; sHl est vrai, comme je le crois fermement, que ce soit là le but unique et la fin sublime de la poésie, il y a peu d'hommes au monde qui se soient autant approchés que M. Leconte de Lisle de la perfection
i. La Vie littéraire, t. Il, p. 177.