La Vie littéraire, t. lll, p
la forme du fond cfu'un parfiun d'une cassololle... c'est pour cela que je sais à M. Verlaine grand gn'* du souci qu'il imontre de la Forme*. » Ce culte de « la Forme » est, de toutes les leçons du Parnasse, celle que le biographe de [Sylvestre Honnard a le plus fidèlement retenue. Ft c'est peut-être parce cjue la forme n'en (^lait pas entièrement impeccable qu'il n'a pas recueilli un long poème de Tfiaïs, — ce sujet, on le voit, l'a hanté de bonne heure, — qu'il insérait dans une obscure revue i)arisienne, et sur lequel nous aurons lieu de revenir -.
« J'ai vécu, nous dit quelque part M. Anatole France, d'heureuses années sans écrire *. » Cela n'est pas tout à fait exact. Je ne me vante pas d'avoir retrouvé tout co (pi'a imprimé, — je ne dis pas écrit, — l'auteur de Crain- Huebille. Mais si, pendant une quinzaine d'années, juscjue vers 1880 environ, ou même ISSO, s;i production n'a pas été très abondante, elle a pourlanL été ininleiTompuc, »'t depuis 1867, il ne s'est |)as passé une seule année où il n'ait livré un c(^rtain Moiiil)re «le pages à l'impression. Ouo d'ailleurs l'and)ition littéraire lui soit venui» de très bonne heure, c'est ce (pii ressort de son premier écrit public, un devoir d'écolier, la Léijauie de sainte liadeijomle, tiu'iiii de ses oncles fit lithographier, et qui est (h'dié « à un père et une inèrr bien aimés ». — • N'oire Aiiah)h\ y dis;nt l'enfant, vous consacrera tontes les litjnes sorties de sa plume ; sur chacune des paijes <juH écrira, vous pourrez lire : A mes chers i)arents*. » Dès l'Aire do vingt-trois ans, nous lo
1. I.r Clui.-isrtir hihluniraiihr, février iSliT ^lum rociieilli).