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On y lit des vers riniitin» ceiix-ei

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:\. l.a Vie litlMiire, t. Il, p. 125.

i. Jo dt)is h une aininl»!»' roniininiiealii»n d'axiir pu prendro rofMjaissanre de rollo pLupieU»» ipii »»sl deviMiuo «'\lr«^monu'nl rare. «H «lui, roinnio Itieu l'on penso, nVst pas un ctiofd'anivre. Voici la dodieaco do ce petit travail. Est-ce »iue jo nie lr»UM|u«? Il me senddo

^00 Les Maîtres de vhevrê.

voyons collaborer assez activement à de modestes revues bibliographiques, le Chasseur bibliographe, V Amateur d'autographes, la Gazette bibliographique, la Gazette rimée, le Bibliophile français : c'est là qu'il a fait ses premières armes de critique et d'écrivain. Enfin il publiait son premier livre : c'était une étude sur Alfred de Vigny (1868).

Quand on lit aujourd'hui ce petit volume, on est un peu déçu. Rien n'y fait prévoir un critique de premier, ou même de second ordre; rien n'y annonce un grand écrivain. Très décousu, mal composé, écrit d'un style élégant et facile sans doute, mais trop fleuri et peu personnel, plus abondant en anecdotes qu'en impressions originales et en jugements très motivés, il ne nous renseigne avec précision ni sur Vigny, ni sur son critique. Ces pages ne sont pas de celles qui s'inscrivent en naissant dans la u littérature » d'un sujet, et l'on peut écrire sur le poète des Destinées sans les avoir lues. Il y a quelques années, l'Académie française mettait au concours VÉloge d'Alfred de Vigny : les deux mémoires couronnés, et qui ont été publiés, de MM. P.-Maurice Masson et Firmin Roz sont bien supérieurs à l'opuscule de M. Anatole France, et l'on peut se demander si l'auteur de Thaïs s'est bien soucié, dans ce premier petit livre, de donner toute sa mesure.

déjà y reconnaître par places le rythme et le tour de phrase de M. France :

« Chers parents, les premiers mots que prononce l'enfant sur la terre sont : maman, papa! Ce sont les seuls mots qu'il sache; aussi les applique-t-il à toutes choses : s'il soullre, il crie : « Maman »; s'il veut quelque chose, il dit : « Maman »; s'il a hesoin d'aide, il appelle : « Maman ». Puis quand la mère lui a appris à exprimer quelques idées, il dit : « Maman, je t'aime; papa, je t'aime ». Ces mots, hymne de reconnaissance que n'a dictés ni la crainte ni la cupidité, sont l'expression d'une amitié bien naturelle. Ainsi font tous les enfants, ainsi fit votre Anatole. Maintenant que, grâce à vos soins, il apprend à parler le langage des hommes, il ne sera pas plus ingrat que le petit enfant qui exprime son amour pour sa mère avec tant de simplicité et de vérité; il vous consacrera toutes les lignes sorties de sa plume; sur chacune des pages qu'il écrira vous pourrez lire : « A mes chers Parents ». D'ailleurs, à quels jutios plus indulgents et mieux disposés (jue vous en nui faveur pourrais-je présenter mes faibles essais? Votre flls dévoué : Anat. Fr. Th., 20 novembre 1859. »

Car il ne suffirait pas, je crois, pour cxi>li*pier noire déception, de nous dire que celte élude sur Vigny est l'œuvre d'un jeune lionime de vini^'t-quatre ans. La raison serait assurément valable si les aulres juvenilia du même auteur ne s'imposaient pas à notre attention dune manière plus décisive : ce ne serait pas le premier talent qui se serait formé lentement et laborieusement. Mais, précisément, les autres pages de la même époque, de simples et courls comptes rendus le plus souvent, ont déjà un tour, un accent, qui dénotent une personnalité fort atlachante et d<"jà 1res arréléo, et elles ne déi)areraient ci^rlainement pas le recueil des articles de la Vie littéraire. Nous aurons à en tenir comple quand nous en viendrons à définir M. France critique. .Mais faudrait-il déjà induire de là qu'il est né avant tout chroniqueur et journaliste?...

« Il essaya à plusieurs reprises d'écrire des pommes, des tragédies, des romans; mais sa paresse, sa stérilité, ses scrupules et ses délicatesses l'arrêtaient dès les premières lignes, et il jetait au feu la page à peine noircie. Bientôt découragé, il tourna ses pensée* vers la politique*. » Jusipi'à (pirl point ces lignes des Désirs de Jean Servien s'appliqurnt-olies à leur auteur? Jusqu'à ipiel point celui-ci a t-il mis. dans ce roman à demi autobiograpliiqu»*, (|ucbpie chose de sa vie sentimentale cl de sa vie réelle? l'aut-il dire, avec M. Jules Lemallre, qu' « il eut comme Jean Servien, une jeunesse pauvre, dure, ave»* des amours absurdes, des désirs «lémesurés, des aspirations furieuses vers une vie brillante et noble, des déceptions, des amertumes* )>?Je ne sais, et il cslpossilde : lui-même, en son propre nom. nous parle bien «pielque part « de res années de jeunesse dont le ijoùl fut tant de J'oit amer, et dont le parfum reste si doux dans le souvenir >». Ce qui parait assez probable, c Cst que, avec t*ette ardeur de passion philosophique et même politique «pie nous avons déjà notée (Ml lui. M. l'rance. comme Jean Servien encore,

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