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— suivit attentivement les divers événements qui signalèrent la fin de l'Empire. En 1870, nous le retrouvons soldat, mais k soldat d'une espèce particulière )>. « Pendant la bataille du 2 décembre, placés en réserve sous le fort de la Faisanderie, nous lisions le Silène de Virgile, au bruit des obus qui tombaient devant nous dans la Marne * » : tel, — et toutes proportions gardées, — tel Chateaubriand lisant Homère sous les murs de Thionville. La guerre franco-allemande, l'invasion, la Commune ont-elles fait sur cet amoureux obstiné de la poésie antique une impression aussi forte et aussi durable que sur quelques autres écrivains de sa génération? C'est ce qu'il est assez difficile de démêler nettement 2. Il est, en tout cas. infiniment probable qu'il vit sans douleur s'écrouler l'Empire et se fonder le régime nouveau. Lemerre l'avait attaché à sa maison d'édition; une place de « commis-surveillant » à la bibliothèque du Sénat que lui avait procurée Leconte de Lisle lui laissait quelques loisirs^ : il lisait beaucoup, rêvait encore plus, se livrait sous les ombrages du Luxembourg avec quelques jeunes gens, — dont était M. Bourget,
— à d'interminables discussions où il affirmait sa foi intransigeante et encore inentamée dans le déterminisme et dans la science; il écrivait des articles, un roman, — les Désirs de Jean Servien sont de cette époque, — il écrivait des vers. Un recueil se trouva prêt, et dans les premiers mois de 18*3, paraissaient les Poèmes dorés.