‹ Les maitres de l'heureChapitre 83 sur 122 · Id., ibid., p · texte numérisé non relu

Id., ibid., p

0 Id., ibid., p. 41.

Et (jucl est eiiliii r<*criv;Mii IVan'iais (|iii iic vomliaif aviur écrit la pai^'c que voici?

Au milieu de l'éternelle illusion qui nous enveloppe, une seule chose est certaine, c'est la soulTrance. Kl le est la pierre an;^Milaire de la vie. C'est sur eHe que rhuinaiiilé est foridéc, comme sur un roc inébranlable. Hors d'elle, tout est incertitude. Elle est l'unique témoigna^'e d'une réalité qui nous érliappe. Nous savons que nous sou (Irons, et nous ne savons pas autre chose. Là est la base sur laquelle l'homme a tout édifié. Oui, c'est sur le granit brûlant de la douleur, que l'homme a établi solidement Vamour et le courage, riiéroïsme et la pitié, et le chœur des lois augustes, et le cortège des vertus terribles ou charmantes. Si cette assise leur manquait, ces belles (î«^ures sombreraient toutes ensemble dans l'ahinie du néant, l/hinuanilé a la conscience obscure d(; la nécessité de la douleur. IJIe a placé la tristesse pieuse parmi les vertus de ses saints. Ileureu.x ceu.x qui soniïrent, et malheur aux heureu.x! Pour avoir poussé ce cri, l'Kvanf^ilo a régné deux mille ans sur le momie'.

l^videnunent, (piand nu écrit ainsi, on est un |umi «'\(Misablc! (le. ne pas concevoir son métier de chroni(|uenr connue le commun des criticpn^s. Si M. France s'asfreif,'nait à toujours rendre compte |)i(»n sageuïenl ib^s livres dont il jiarle, il se piiverail. et nous priverait, d»- bien des joli<'s pa«jfes. des ('cliappées ingénieuses ou brillantes où se laisse entraîner sa verve, (l'est un l'anlaisislo, et il suit sa lanlaisie partout où elle le conduit. I.e sujet pour lui n'est «pi'un prétexte, et s'il lui arrive de le traiter (fuel- (piel'ois, il aimo encore inioux « s'amuser seulement un peu tout autour^ >». Anecdotes, souvenirs personnels, conJidences, rapprocbemetds impr«''vus. parabob»s, rêveries, évocations pittorescpies, portraits, digressions pbdoso* pbitpies ou morales, tout lui est bon, quand il n'est pas tiispost^ à parler d'un livic pour esquiver l'objet nu^nio de son article. Kncore une fois, cotte lib«M'lé<rallures est cbnrmant(\ et, à lire chacune des cbriuiicpies do M. Anatole

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