‹ Les maitres de l'heureChapitre 87 sur 122 · Vie litléraire, t. III, p. x-xi · texte numérisé non relu

Vie litléraire, t. III, p. x-xi

2. La Vie à Paris, Trmim du 2U aoùl 1880 (non rrcuoilll en volume).

3. La l'if à Paris, .\ propos des sœurs, Temps du 31 octobre 1880 («ou n-cueilli en volume).

fanatisme de « nos radicaux », des « sectaires » qui veulent proscrire le nom de Dieu des ouvrages scolaires, et font à « l'idéal de tant de personnes respectables » une guerre « méchante », « maladroite » et « stupide ^ ». Ailleurs enfin, il se révèle à nous comme un lecteur fervent de ïlinilaiion, et il nous apprend qu'il y a dans son exemplaire de « ce livre délicieux » des pages qui « s'ouvrent toutes seules ^ ». Et c'est le môme homme qui écrira : « J'aurais plusieurs reproches à faire aux moines. J'aime mieux dire tout de suite que je ne les aime pas beaucoup ^ », ou encore, à propos de saint Antoine : « Cet homme seul commande une innombrable armée, une armée obéissante, ignorante et féroce, trois fois invincible *. » « La philosophie du xviii'^ siècle, dira-il ailleurs, avait affranchi les intelligences °. » Et l'éloge des contemporains de Voltaire revient souvent sous sa plume : « Ils surent s'affranchir des vaines terreurs, déclare-t-il; ils eurent l'esprit libre, et c'est là une grande vertu^. » « Quel siècle! s'écriera-t il enfin. Le plus hardi, le plus aimable, le plus grand"' \ » Michelet, comme on voit, n'aurait pas mieux dit.

Chose curieuse! cet amoureux du xviii'^ siècle n'est point pacifiste, et il honore — quelquefois — les vertus guerrières. Dans ces chroniques où il aborde les sujets les plus divers, passant d'un Dialogue entre la dame qui porte un roman de Bourget dans son manchon et fauteur sur le roman psycho. logi(jue, à un Essai d'une chronique spirituelle, ou à M. Drumont et la question juive, il en vient, un jour, à parler de la Revue du 14 juillet, et il nous avoue qu'il a été « amusé, enchanté, louché, ravi ». « Aussi, s'écrie-t-il, c'est quelque chose d'admirable qu'une armée! Songez donc! Tant de cœurs réunis dans une seule pensée! Une lelle force et si bien

\. Vie littéraire, t. il, p. 31d-310.

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