‹ Les maitres de l'heureChapitre 9 sur 122 · Corneille et la Poétique dWristote, p · texte numérisé non relu

Corneille et la Poétique dWristote, p

Tout ce que vous y trouveriez, ce serait une traduction fort décente de cette phrase irrespectueuse : « On éprouve à la longue un vrai chagrin à voir cet homme de bien perdre son temps à de pareilles niaiseries ^ » « Non sine quodam mœrore nostrum in his ambagibus morari et frustra laborare videmus^. » Et qu'on aille dire après cela que « le latin dans les mots brave riionncteté »!

En ce qui concerne la thèse française, je voudrais voir l'effarement de nos modernes candidats au doctorat, si ce petit livre peu connu, et qui n'a pas été réimprimé, leur tombait entre les mains. Cette étude sur Dancourt, où il n'y a pas une ligne de biographie, pas un mot d'inédit, et presque pas une date, relève à dire vrai de l'histoire morale ou sociale conçue à la manière de Taine plutôt que de l'histoire proprem.ent littéraire. Telle qu'elle est, elle est si joliment troussée, si intelligente, et si intéressante, qu'on sait presque gré à l'auteur de n'avoir pas même songé à « épuiser » le sujet, et môme d'avoir, sur plus d'un point, travaillé un peu vite. Il a d'ailleurs tant d'idées, et sur toute sorte de questions-^, et il les exprime avec tant de grâce et de piquant, qu'on lui passe jusqu'aux gamineries qu'il n'a pu se tenir de glisser dans ses commentaires, et de faire accepter à ses graves juges de la Sorbonne : « Il n'y a plus d'enfants. Mais aussi il n'y a plus d'amour )>, s'écriera-t-il quelque part. Une autre fois, il lance quelques traits de satire contre les hommes de loi contemporains, mais il s'arrête, et, avec un sourire : « 11 est inutile, et il peut être périlleux d'expliquer ces choses. » Sous

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