‹ Les maitres de l'heureChapitre 95 sur 122 · Ici., p · texte numérisé non relu

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gens à sabres, qui périront un jour, selon la prophétie du (ils de Dieu ' ». L'inslilution militaire, on h; pense bien, n'est pas épari^n«''e, et le temps n'est plus où on la couvrait de Heurs, où Ton criait : « Vive l'Aiinée! » où l'on faisait l'apologie de la guerre : « J'ai fait tous les métiers, hors celui de soldat qui m'a toujours inspiré du dégoût et de l'effroi, par les caractères de servitude, de fausse gloire et de cruauté qui y sont attachés.... I.]t je ne vous cache pas, mon fils, que le service militaire me parait la plus elTroyable peste des nations policées.... Létat militaire a cela aussi d'approprié à la nature humaine, qu'on n'y pense jamais.... Il faut (jue les hommes soient légers et vains, mon lils, pour duiiuer ans. actions d'un soldat plus de gloire qu'aux travaux d'un laboureur et pour mettre les ruines de la guérie à plus haut prix que les arts de la paix*. » El comme vous n'êtes pas sans avoir obsrrvé que les plus déterminés pacilistrs prennent beaucoup plus gaillardement leur parti de la guerre civile que de la guerre étrangère, voici qui conqilète le portrait et achève la doctrine: « La guerre civile est assez odieuse, mais non point très inepte, car les citoyens, lorsqu'ils en virunent aux mains entre eux, ont plus de chances de savoir pourquoi ils se battent que dans le cas où ils vont en guerre contre des peuples étrangers. Les séditions et querelles intestines naissent généralement dr l'extrême misère des peuples. Llles sont l'elTet du désespoir, et la scuh' issue qui r«»ste aux mis«''ral»lrs, qui y peuvent trouver une vie meilleure et parfois luéme une part de souveraineté* . » Donc, elles sont « excusables »>. Lt nous ne sommes pourtant cpien isiK'lI

I,r Jardin d Ei>icure n'est pas tout à lait ce que l'on numit pu craindre, et ce (jue le litre s«Mnblait promettre. Il nie semble bi(Mi t{\\r l'idée du livre a dû être suggérée par celt<« />e«A"tv (h' Sainte-Beuve :

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