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celte vérité idéale qui ramasse en un seul fait, inexact en lui-même, une série d'événements, et qui résume en un mot, apocryphe comme presque tous les mots historiques, toute une situation. On a souvent raconté que Taine, après son échec, avait été nommé suppléant de sixième au collège de Toulon, et qu'il avait donné sa démission au ministre par ces simples mots : « Pourquoi pas au bagne? » En 18S1, les professeurs ne correspondaient pas dans ce style avec les ministres et Taine moins que tout autre; mais il n'en est pas moins vrai que l'Université, pendant cette triste année 18S1- 1852, ressembla quelque peu à un bagne et que plusieurs normaliens, qui pourtant lui étaient profondément attachés, furent contraints de s'en évader. De ce nombre fut Taine. L'histoire de ses tribulations est bonne à raconter, ne fût-ce que pour faire apprécier aux Français d'aujourd'hui les libertés dont ils jouissent.
Le ministre de l'Instruction publique, M. Dombidau de Crouseilhes, ne paraît pas avoir jugé le candidat malheureux aussi sévèrement que le jury, car il le pourvut d'un poste de philo» Sophie. Chargé, le 6 octobre 1851, à titre provisoire, du cours de philosophie au collège de Toulon, Taine n'eut pas à occuper ce poste; il
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désirait ne pas s'éloigner autant de sa mère, et il fut tran^éré le 13 octobre comme suppléant à Nevers. Il était plein d'enthousiasme pour ses nouvelles fonctions : c Quelle est, écrivaitil à Paradol (8 février 18S2), la meilleure position pour s'occuper de littérature et de science? A mon avis, c'est l'Université... C'est une bonne chose pour apprendre que d'enseigner... Le seul moyen d'inventer, c'est de vivre sans cesse dans sa science spéciale. Si j'ai pris le métier de professeur, c'est parce que j'ai cru que c'était la plus sûre voie pour devenir savant. Les meilleurs livres de notre temps ont eu pour matière première un cours public. » Il trouvait même que la solitude et la monotonie de la vie de province avaient leurs avantages en vous imposant « la nécessité de penser toujours pour ne pas mourir d'ennui ». Pourtant ce brusque éloignement de sa famille, de ses amis, de Paris, de cette École normale qu'il appelait « la chère patrie de l'intelligence * », lui fut cruel. « J'ai été
1. Ces lignée du 24, mars 1852 se trouvent dans une lettre de remerciement à M. E. Havet qui lui avait envoyé à Nevers son édition des Pensées de Pascal : < Votre livre vient de me rendre pour une journée à la vie et au monde... Ce sont là les livres nécessaires. C'est faire œuvre politique et travail de convertisseur que les écrire; c'est montrer de nouveau, comme
gâté par l'École, écrivait-il à Paradol, le 30 octobre 1851, nous ne la retrouverons nulle part. Je suis comme mort. Plus de conversations ni de pensées... Éloigné de rÉcole, je languis loin de la liberté et de la science. >
Ce fut bien pis un mois plus tard, quand le coup d'État du 2 décembre eut été consommé. Tous les professeurs de l'Université étaient devenus des suspects. Un grand nombre étaient mis en disponibilité ou révoqués, d'autres prenaient les devants et donnaient leur démission. Taine démontra à Paradol, qui voulait suivre ce dernier parti, qu'après le plébiscite du 10 décembre, l'acceptation silencieuse du nouveau régime était un devoir. Le suffrage universel était là seule base du droit politique
dit Mîchelet, la face pâle de Jésus crucifié. On masque et on défigure le monde passé, et il n*y a que ceux qui ont vécu dans les poudreux in-folios des Pères, qui le connaissent dans toute son horreur. Les Jansénistes sont les vrais écrivains du christianisme... Ce sont les fidèles disciples de saint Augustin et de saint Paul, et Pascal, en homme sincère, parle comme eux de cette masse de perdition, de cette prédestination fatale, de cette infection de la nature humaine. Nous frissonnons en lisant Dante, et le Dante est doux et modéré, en comparaison des effroyables traités de saint Augustin sur la Grâce, et de cette dialectique invincible qui précipite le monde dansTEnfer. Je ne sais si vous y avez pensé, mais votre livre est un admirable traité de polémique. »
en France; lui résister, c'était faire un acle insurrectionnel, un coup d'État. « Le dernier butor, écrit-il le 10 janvier 1852, a le droit de disposer de son champ et de sa propriété privée, et pareillement une nation d'imbéciles a le droit de disposer d'elle-même, c'est-à-dire de la propriété publique. Ou niez la souveraineté de la volonté humaine^ et toute la nature du droit public, ou obéissez au suffrage universel. » Il ajoute, il est vrai : « Remarque pourtant qu'il y a des restrictions à cela, que je les faisais déjà auparavant contre toi, et que je refusais à la majorité le droit de tout faire que tu lui accordais. C'est qu'il y a des choses qui sont en dehors du pacte social, qui, parlant, sont en dehors de la propriété publique et échappent ainsi à la décision du public... Par exemple, la liberté de conscience et tout ce qu'on appelle les droits et les devoirs antérieurs à la société *. » C'est au nom de ces
1. U écrit encore le 18 janvier : « Voici un paysan sur sa terre ; il est stupide et Tensemence mal. Moi, qui suis savant, je lui conseille avec toute raison de faire autrement. 11 s'obstine et gâte sa récolte : je fais une injustice si j'essaie de l'en empêcher. Voici un peuple qui décide de son gouvernement. Comme il est bête et ignorant, il le remet à un homme d'un nom illustre qui a fait une mauvaise action et qui le conduira aux abîmes, et de plus il s'ôte lui-même ses libertés, ses garanties, le moyen de s'instruire et de s'améliorer. Je suis
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droits et de ces devoirs qu'il résista quand on demanda aux universitaires plus que leur soumission, leur approbation. A Nevers, on leur fit signer la déclaration suivante : « Nous, soussignés, déclarons adhérer aux mesures prises par M. le Président de la République le 2 décembre, et lui offrons l'expression de notre reconnaissance et de notre respectueux dévouement » , Taine seul refusa de donner sa signature, faisant observer que, comme suppléant, il n'était chargé de remplacer le titulaire que dans son enseignement, et que d'ailleurs, comme professeur de morale, il ne lui appartenait pas d'approuver un acte qui impliquait un parjure. Il fut noté comme révolutionnaire et peu après accusé d'avoir fait
désolé et indigné; je fais par mon vote tout ce que je puis contre une pareille brutalité. Mais ce peuple 8*appartient à lui-même, et je fais une injustice si je vais contre la chose sainte et inviolable, sa volonté ». 11 conclut le 5 février 1852 : « Tu vois maintenant que l'homme qui règne a des chances pour durer. Il s'appuie très ingénieusement sur le suffrage universel qui ne lui demandera pas de liberté, mais du bien-être. \\ a le clergé et l'armée ; ajoute le nom de son oncle, la crainte du socialisme, les opinions opposées entre elles des partis ennemis. Par conséquent ^ la vie politique non» est interdite pour dix ans peut-être. Le seul chemin est la science pure ou la pure littérature. » — On trouvera dans le livre de M. Gréard les lettres éloquentes où Paradol discute avec Taine ces questions de politique et de morale.
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en classe l'éloge de Danton*. Malgré l'attitude en apparence bienveillante du recteur, ecclésiastique fort timoré, malgré le succès de Taine comme professeur et rattachement de ses élèves, qui firent une pétition pour son maintien à Nevers, il fut le 29 mars transféré en rhétorique au lycée de Poitiers, avec un avertissement sévère de M. Fortoul d'avoir à veiller sur ses discours et sa conduite. Mais le lycée de Poitiers éisii alors étroitement surveillé par l'évêque, monseigneur Pie. Hémardinquer avait déjà dû quitter la rhétorique parce qu'il était juif. Taine ne fut pas plus heureux. Il eut beau accepter avec docilité la situation qui lui était faite, s'interdire toute conversation politique et même la lecture des journaux, paraître deux fois aux offices du mois de Marie pour y écouter une cantatrice parisienne.
1. Lettre du 28 mars 1852. <e Un polisson de seize ans, noble et jésuite, qui Tan dernier était le premier, étant tombé audessous du dixième, s'amuse à dire que j'ai fait Téloge de Danton en classe, et Tenge sa vanité blessée par des calomnies. Les cancans brodent là-dessus et je suis obligé de me 'ustifier auprès du recteur. 11 est "vrai que mes quinze autres élèves m'aiment, ont demandé au recteur de me conserver jusqu'à la fin de l'année, et auraient voulu rosser l'Ëscobar au maillot Mais ce petit coquin est un trou à ma cuirasse, et quoique je fasse, je serai bientôt blessé par toutes les flèches qu'il me tirera. »
corriger le discours qu'un élève devait adresser à monseigneur Pie, s'abstenir de donner aucun sujet de devoir qui ne fût pas pris dans le xvii® siècle ou l'antiquité, réfuter VÉcole des femmeSy lire à ses élèves le Traité de Bossuet sur la Concupiscence^ et leur interdire, par ordre du recteur, la lecture des Provinciales *, il restait mal noté, et le 25 septembre 1852, il était chargé de suppléer le professeur de sixième du lycée de Besançon. Cette fois, la mesure était comble. Il demanda un congé qui lui fut accordé avec empressement dès le 9 octobre et qui fut renouvelé d'année en année jusqu'à la fin de son engagement décennal.
Pendant cette pénible année, Taine n'eut d'autre refuge, d'autre consolation que le travail et l'amitié. Il entretenait une correspondance active avec sa mère, avec Suckau, avec Planât, avec Paradol : « La solitude, écrit-il à ce dernier (H décembre 1851), augmente l'amitié. 11 me semble que je pense maintenant à vous avec un souvenir plus tendre...
Les idées sont abstraites ; on ne s'y élève que par un effort. Quelque belles qu'elles soient,
1. Lettres à Paradol du 25 avril, du 2 juin et du 1" août 1852.
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elles ne suffisent pas au cœur de Thomme. . . Rien ne me touche plus que de lire les amitiés de l'antiquité. Marc-Aurèle est mon catéchisme, c'est nous-mêmes. »
Mais les amis étaient loin, les correspondants parfois négligents. Le travail seul était le compagnon de toutes les heures, le consolateur de la solitude et de tous les déboires. Comme à l'École, Taine fait marcher de front les devoirs professionnels et les études personnelles. 11 rédige tous ses cours et commence ses thèses. Il écrit dès le 30 octobre : « Je travaille deux heures chaque matin pour ma classe qui se fait à huit heures. Il me reste sept heures par jour, plus les jeudis et les dimanches, pour les études personnelles. J'ai commencé de longues recherches sur les sensations. C'est là qu'on voit le plus nettement l'union de l'âme et du corps. Ce sera ma thèse, si on ne veut pas une exposition de la logique de Hegel. » L'attentat du 2 décembre ne ralentit pas son ardeur au travail ni n'ébranla sa foi dans la science : « Je déteste le vol et l'assassinat, écrit-il le i 1 décembre, que ce soit le peuple ou le pouvoir qui les commette. Taisonsnous, obéissons, vivons dans la science. Nos enfants, plus heureux, auront peut-être les deux
biens ensemble, la science et la liberté... Il faut attendre, travailler, écrire. Comme disait Socrate, nous seuls nous occupons de la vraie politique, la politique étant la science. Les autres ne sont que des commis et des faiseurs d'affaires. » Il apprend que l'agrégation de philosophie est supprimée ; aussitôt il se met à préparer celle des Lettres, à faire des vers latins et des thèmes grecs : « Desséché et durci par plusieurs années d'abstractions et de syllogismes, où retrouveraije le style, les grâces latines et les élégances grecques nécessaires pour ne pas être submergé par quatre-vingts concurrents. . . Je vais repiocher mon sol en jachère, tu sais comme et avec quels coups. Si j'ai la même fortune que l'an dernier, comme il est probable, ma volonté en sera innocente ; je ferai tout pour surnager. Que Cicéron me soit en aide 1 » Pour assouplir son esprit et son style et reprendre le sens des choses réelles, il se met à noter ce qu'il voit, à recueillir des traits de moeurs et de caractères ; il s'exerce à des descriptions de nature. Le 10 avril 1^2, paraît te décret qui exige trois ans de stage après l'École normale pour pouvoir se présenter à l'agrégation, mais feit compter le doctorat ès-lettres pour deux années de service. Sans perdre une minute il se remet
à ses thèses*; le 8 juin, elles étaient terminées et expédiées à Paris, et il espère être reçu docteur en août. S'il a pu rédiger ses thèses avec une si prodigieuse rapidité, c'est parce qu'il n'a pas cessé de les méditer tout en faisant ses cours et en préparant son agrégation. « Je me présente à nos inquisiteurs patentés de Sorbonne, écrit-il le 2 juin 1852, et d'ici à huit jours, j'expédierai cent cinquante pages de prose française et un grand thème latin à M. Garnier. Mes Sensations sont au net, mais mes phrases cicéroniennes ne sont encore qu'en brouillon. Pourquoi ai-je été si vite? Parce que nos seigneurs et maîtres mettront un mois et plus pour me donner l'autorisation d'imprimer, et que l'impression durera trois semaines. Te dire avec quel tour de reins il a fallu piocher pour arracher à mon cerveau ce chardon psychologique, et cela en six semaines de temps, est impossible. Encore en ce moment
1. « Plus d'agrégation pour moi cette année. Donc je fais mes thèses. J'ai écrit tout le plan de la française. . . Je fais de la psychologie et de l'observation pure; pour le fond je m'autorise d'Aristote. . . Je souhaite de passer, s'il est possible, au commencement d'août. Le doctorat vaut pour deux ans de service... Je crois avoir trouvé plusieurs choses et une théorie sûre, surtout des faits palpables sur la nature de l'àme. Sera-ce trop hardi? > Lettre à Paradol du % avril 1852.
les sensations, les conceptions, les représentations, les illusions et tout le bataillon des on me danse dans la tête, et je suis ahuri et étourdi comme un chien de chasse après une course au cerf de trente-six heures. Mais ce système est bon, et je pense qu'on ne fait jamais si bien une chose que quand, après l'avoir méditée longtemps, on l'écrit sans désemparer ».
Il avait pendant ces quelques mois vu se préciser dans son esprit les idées maîtresses dont son œuvre entière ne sera que le développement. Tout d'abord, il s'était plongé dans la lecture des philosophes allemands, de la Logique et de la Philosophie de l'histoire de Hegel : « J'essaie de me consoler du présent en lisant les Allemands, écrit-il le 24 mars 1852 à M. Havet. Ils sont par rapport à nous ce qu'était l'Angleterre par rapport à la France au temps de Voltaire. J'y trouve des idées à défrayer tout un siècle, et si ce n'étaient mes inquiétudes au sujet de l'agrégation, je trouverais un repos et une occupation suffisants dans la compagnie de ces grandes pensées. » Mais son solide cerveau devait résister à toutes les fumées de cette ivresse métaphysique : plus il lisait Hegel, plus il reconnaissait ce que son système
avait de vague et d'hypothétique * ; et le courant naturel de son esprit, plus fort que toutes les influences extérieures, l'emportait d'un tout autre côté.
Dans son enseignement, il alliait la psychologie à la physiologie, et le 30 décembre 1851 il écrivait à Paradol ; « La psychologie vraie et libre est une science magnifique sur qui se fonde la philosophie de l'histoire, qui vivifie la physiologie et ouvre la métaphysique. J'y ai trouvé beaucoup de choses depuis trois mois... jamais je n'avais tant marché en philosophie. » Le l®*" août 1832, il envoie à Paradol le plan d'un Mémoire sur la Connaissance^ où nous trouvons indiquées les idées fondamentales du livre de V Intelligence écrit seize ans plus tard. <^ Tu y verras entre autres choses la preuve que l'intelligence ne peut jamais avoir pour objet que le moi étendu sentant, qu'elle en est aussi inséparable que la force vitale l'est de la matière, etc. ; plus une théorie sur la faculté unique qui distingue l'homme des animaux, l'abstraction, et qui est la cause de la religion, de la société, de l'art et du langage ; et enfin
1. Lettre du 24 juin 1852 : « Je viens de lire la Philosophie de VHistoire de Hegel. C'est une belle chose, quoique hypothétique et pas assez précise. »
là dedans les principes d'une philosophie de l'histoire. » Le livre sur VlnleUigence n'est pas autre chose que le remaniement vingt fois pris et repris de sa thèse de 4852 sur les Sensations et de ce Mémoire sur la Connaissance. Nous y voyons, ainsi que dans les Philosophes fiançais^ la psychologie présentée comme la préface d'une métaphysique logique et scientifique que Taine a plus d'une fois rêvé d'écrire. Le 24 juin 1852, nous lisons dans une autre lettre : « Je rumine de plus en plus cette grande pâtée philosophique dont je t'ai touché un mot et qui consisterait à faire de l'histoire une science, en lui donnant comme au monde organique une anatomie et une physiologie. »
N'avons-nous pas là en une ligne le résumé de l'introduction à V Histoire de la Littérature anglaise et l'idée fondamentale qui a inspiré tous les écrits de Taine sur l'histoire, l'art et la littérature?
Malheureusement il se trompait bien en croyant que ces idées, qui lui paraissaient si simples, pourraient obtenir le visa de ceux qu'il appelait irrévéremment « les inquisiteurs patentés de la Sorbonne ». Dans sa candeur il se croyait garanti par le règlement du doctorat qui déclare que la Faculté ne répond pas des
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opinions des candidats, et par le bon accueil fait à la thèse fort hardie, dans le sens théocratique, de M. Hatzfeld *. Dès le 46 juillet,
M. Garnier lui faisait savoir que les conclusions de sa thèse sur les Sensations empêchaient la Sorbonne de l'accepter. Il avait bien pris pour point de départ ViyfxtUx&ioL d'Aristote, et s'était mis à l'abri de ce grand nom ; mais il s'était posé en adversaire de Reid et avait édifié toute une théorie des rapports du système nerveux et du moi, qui, sans être précisément matérialiste, n'était guère orthodoxe *. Cette rude déconvenue, ne le troubla que quelques jours. Il met de côté pour des temps meilleurs les syllogismes quMl contemplait € dans une clarté éblouissante », et le l®*" août le plan de sa thèse sur La Fontaine est déjà tracé : t Je vais proposer à M. Leclerc, dit- il à Paradol, une thèse sur les FaMes de La Fontaine ; il me semble qu'on peut dire là-dessus beaucoup de chose»
neuves, l'opposer aux autres fabulistes qui ne veulent que prouver une maxime ; la fable devenue drame, épopée, étude de caractères, caractère du roi, des grands seigneurs, etc. ; 0ï^)0ser
i. Lettre à Paradol du l*'' août 1853.