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LE MONSIEUR OUI DIT UN' MONOLOGUE

pages qui relèvent de la satire.

Les invités que ■ iMadame

utilisés par ce fantaisiste, à peine onl-lls franchi le seuil de la porte.

C'est une charge à fond de train contre les réceptions du Faubourg Saint-Germain et du Faubourg Saint-Antoine.

Il n'épargne mémo pas les réceptions oriiciellcs et il a joliment raison, car ce sont souvent les plus drôles et oii il y a le plus a glaner pour un caricaturiste.

Au Cri de Paris, changement de ton, ce sont les pcditiciens qu'il attaque et les miséreux ipi'il défend avec une verve qui jamais ne se fatigue.

1! s'occupe égalenieiil, en ce spirituel petit livre, de recevoir les dessins et s'acipiitte à merveille de cette tâche.

Hermann Paul a cela de commun avec les peuples heureux, c'est qu'il n'a aucune histoire... à nous raconter; chose très ennuyeuse quand il s'agit d'écrire une biographie. Nous avons beau le pousser jusqu'en ses derniers retranchements, il se dérobe, résiste à toute attaque d'interview : « Non, franchement, j'ai beau chercher, je ne tromc rien, nous dit-il. J'ai dû avoir, comme tout le monde, des aventures de jeunesse mais voilà, lesquelles''... pas extraordinaires, sans doute, puisqu'elles n'ont laissé aucune trace en mon esprit.

« Ma vie actuelle?... oh! bien tranquille, je suis marié, je vis beaucoup chez moi et... c'est tout. »

Fils de médecin tout comme Abel Faivre, llerinann Paul qui ne se sentait nullement attiré vers les malades, s'adonna de bonne heure au dessin et fit de très sérieuses éludes, ce qui lui permet aujourd'hui d'essayer tous les genres, hors le genre ennuyeux.

Travailleur iiiratigable, il se lève de bon matin et reste toute la journée en une immense pièce claire et gaie qui lui sert d'atelier.

Les murs ne sont pas tendus de vieilles tapisseries, des bibelots plus ou moins authentiques n'encombrent pas les coins. Hermann Paul ne cherche pas à épater le bourgeois. 11 a autour de lui tous ses instruments de travail, ses toiles, ses études, ses cartons. Au milieu de la Chambre, un pupitre où il se penche pour croquer ses contemporains... et voilà.

Toujours à l'œuvre, une page achevée il en recommence une autre, aussi n'est-il jamais pris au dépourvu s'il se présente un amateur éclairé ou bien un directeur de journal illustré.

Pour changer le cours de ses idées et se reposer un peu, il n'a qu'à quitter son appartement de la rue des Belles-Feuilles et, cinq minutes après, il se trouxe en plein Bois de Boulogne où il peut rencontrer Caran d'.Vche à bicyclette et Forain en automobile. Pour le

chemin !

ilanse, et

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momciil, Ilerinann Paul est en Paissic, d'où il nous l'apporlera, nous en sommes eerlains, de piUoresques éludes.

Son Alhiitii sera eerlainemcnl un des plus curieux de noire coUeclion si recherchée aujourd'hui.

Non seulenicnl on y Irouve ses « Choses des Rues » si pilloresques, ses croquis enlevés de verve, ses coins de Salons Parisiens, mais nomhre de ces Pages seront une révélalion pour le puldic qui n'a pas élé mis h même de goùler ses qualités de peinire qui sont de premier ordre.

N'esl-clle pas jolie de ton sa l'rocession? N'est-on pas Iraiisporlé, bien loin, dans un Ion! prlil village qui s'esl uns en frais pour la l'éle-Dieu ? i'.c n'esl pas irrévérencieux, qiiiiiipie drolc.

!<iir 1(1 .Iciri' esl un |)asl(d d'une grande l'raiclienr.

( lomme croquis de la line : /.c lîrti'lrz-rau.-^ ipn uruis nionlre une pelilc m<i(lisle regardaid, au loin sdL narri\e pas!... Peul-ou faire attendre un aussi ravissaid Irollin!

Madcti/'iiscIlL' vf( iiH rn}n-^. de facture aniusaide, gai de couleurs.

Il faudrait également citer l.n lluiiloiireuse et l.r l-'liii qui est un véritaljlo tableau de chevalet.

Les Pages en noir, d'une l.)elle venue, qui son! Lr brjcuncr (ijirè.-; fi'iilci'reiiiciit et le 'l'riiiKi nli'iii'.

Tout cela est de I' I lei'UuuHi l'a id de derrière les fagots et nous sommes heureux (pie I.' Album en jimtite.

Llcuîn Puecu.

r. ATTENTE

L\ BEMIiÉE EN VILLE (Croquis)

L'Eté

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