‹ Les maîtres du paysageChapitre 128 sur 193 · I.E RAGEl.R (fOBKT DK KONTAINKBI.EAU, . (I*ho'. KecaJre · texte numérisé non relu

I.E RAGEl.R (fOBKT DK KONTAINKBI.EAU, . (I*ho'. KecaJre

tés de la forêt de Fontainebleau, et dès i83o, puis en i833 et ifS34, il envoyait successivement au Salon des tableaux qu'elle lui avait inspirés. Il y était sans doute attiré par Edouard Bertin qui y a beaucoup travaillé et par Aligny, alors possesseur à Marlotte d'une maison de paysan qu'il habitait pendant la belle saison. La tournure grandiose des vieux chênes l'avait frappé et il avait bien saisi le caractère de lutte et de force que leur communique une lente et difficile croissance dans un sol peu clément. La conscience avec laquelle il les reproduit donne à sa peinture des intonations plus pleines, une facture plus serrée, plus incisive. C'est d'un pinceau plus ferme qu'il accuse le contraste des opulentes frondaisons et des âpres rochers au-dessus desquels elles s'étagent. Un de ses tableaux de ce temps, le Rageu)\ doit être signalé. Avec sa silhouette hargneuse et revèche, le chêne rabougri, qui lui a donné son nom, raconte son histoire et les durs assauts qu'il a subis. Une fillette aux traits rudes, assise sur un des rochers du premier plan, ajoute encore à l'impression de tristesse et d'abandon de ce coin solitaire.

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