‹ Les maîtres du paysageChapitre 13 sur 193 · LE TITIEN. LA VIERGE AU LAPIN · texte numérisé non relu

LE TITIEN. LA VIERGE AU LAPIN

Musce du Louvre. (Phnt. Braùn, Clément et Cie.)

emblèmes toujours vivants des énergies, des splendeurs ou des grâces de la nature. C'est donc la nature elle-même qui sera son inspiratrice, et ses formes, ses couleurs, ses harmonies, étudiées directement, mais résumées et exaltées par son génie, donnei^ont à la traduction qu'il en fait plus de xérité et de poésie. S'exerçant sur ces données réelles, sa \i\e imagination les interprète et les ti'anspose a\x'c une liberté intelligente. Mais c'est la nature entière qui les lui Anirnit. et il ne se serait jamais résigné à ne demander qu'à son pays natal les éléments pittoresques qu'il sème dans ses œuvres avec une si exubérante prodigalité. Un admirateur fervenrdu Titien, M. .1. (lilbert. a cependant cherché, et il pense iwoiv trou\é dans la patrie même du peintre, à Cadore et aux enviions, les sites que celui-ci aurait fidèlement repixiduits dans ses paysages. A l'appui de cette découverte, il a publié dans un livre, d'ailleurs fort intéi'essant'. des croquis assez sommaires. exécutés par lui sur place,

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