‹ Les maîtres du paysageChapitre 174 sur 193 · J.-CII. CAZIN · texte numérisé non relu

J.-CII. CAZIN

- MAISON KN HUINK AU BORD DK I.A Ml;».

(Collection de Mme Cazin.)

plantes et les racines enchevêtrées, le Défrichement (Salon de 1874), ou bien poussant devant lui, sous la pluie, une charrue primitive, le Labour ^Salon de 1877); et si la chétive récolte vient à manquer, c'est la Famine [S&Xon de 1869; musée d'Alger; avec ses horreurs, ses mornes désolations ou ses inutiles révoltes.

Mais cette nature a aussi ses rares sourires et ses joies fugitives. Vers le déclin du jour, à l'heure où les ombres s'allongent, sur la Place de Laghouat (Musée du Luxembourg) toute la population, sur le seuil de ses tanières de boue calcinée, assiste aux ébats des enfants bizarrement emmaillottés dans leurs cabans; ou bien, le long d'un cours d'eau, la Rivière à El Kantara, prèi^dcs palmiers d'une oasis, c'est une baignade bruyante de marmots, près de femmes accroupies qui lavent les loques de la famille. Enfin, dans une des œuvres les plus remarquables de Guillaumet, la Séguia (Musée du Luxembourg , l'artiste a rendu, avec une vérité et une poésie charmantes, l'impression de ces courts printemps du Pays de la Soif, et près d'une eau limpide, sous le ciel d'un bleu pâle, purifié par les pluies fécondantes, il nous montre la jeune

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