N. POUSSIN. — DESSIN DAPRKS NATURE
Collection de l'AIbenina. (Phot. Braùn, Clément et C'*.)
pour noter exactement leurs positions respectives et leur éclairage. Peut-être cette manière de procéder otfrait-elle, pour lui surtout, quelque danger, car avec ses idées arrêtées au sujet de ce qui constitue le domaine propre de la peinture et de la sculpture, il était un peu trop porté à confondre les limites de ces deu.x arts. Suivant Bellori, en effet, il trouvait « que la peinture et la sculpture n'étaient que le même art d'imitation, puisqu'elles dépendaient toutes deux du dessin, à cela près que la fiction de l'apparence donnait à la première quelque chose de plus artiste». Ce n'est donc pas sans raison que Burger a pu dire de lui « qu'il a été le peintre le plus sculpteur qui fût jamais ». Mais les paysages du peintre corrigeaient ce que ses figures pouvaient avoir de trop sculptural et, dans le jugement qu'il porte sur le talent de Poussin, Mariette remarque avec raison « qu'il suivait pour le paysage une méthode bien différente de celle qu'il tenait pour la figure. L'indispensable nécessité d'aller étudier ses motifs sur les lieux mêmes, lui a fait dessiner un grand nombre de paysages d'après nature avec un soin infini.... saisissant avec une attention extrême les effets piquants de la lumière dont il faisait une application heureuse dans ses tableaux....