‹ Les maîtres du théâtre, d'Eschyle a CurelChapitre 7 sur 40 · LES MAITRES DU TIIÉATRK · texte numérisé non relu

LES MAITRES DU TIIÉATRK

transmutât car, m vùl lue de la poésie et ce n'eût été pour lui qu'un jeu :

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eût-il pu dire avec Ovide.

La poésie de Coppée est constituée d'un rez-deehaussée et d'un étage. Le rez-de-chaussée est clair, simple, touchant, bien arrangé, consacré aux souvenirs de famille, aux humbles amitiés, aux fleurettes fanées rapportées de quelque bal populaire, vestiges d'amourettes et de passionnettes; regrets légers, remords peut-être, qu'une âme moins délicate que la sienne n'eût pas éprouvés. Le premier étage est la salle des panoplies, des armures, de s costumes de théâtre, des gravures. Elle est meublée à l'italienne, avec des coins réservés à la vieille France ou à l'Ecosse de Walter Scott. Là rêve un Coopée svelte et tragiquement cambré, qui se mire en imagination dans ces beaux types, si élégamment costumés, aux yeux mystérieux, que consume l'ardeur singulière de leur regard. Il se représente, une dague au poing, parmi les brillants contemporains de Lorenzaccio et y vit en relief une vie à la fois précise et violemment romanesque.

Il est ensemble un réaliste doux et attendri et un imaginatif qui voit des extériorités et des gestes, qu'il traduit en vers appropriés, sans jamais dépasser le sentiment immédiat de la situation, sans jamais ouvrir la fenêtre au rêve ni regarder au delà de l'action.

C'est un poète plébéien, doublé d'un vigoureux et brillant tragi lue du second ordre ; mais ce qu'il est, il l'est à la perfection. Ce qu'il a voulu, il l'a fait, et solidement, proprement, même avec une certaine élégance.

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