‹ Les Maîtres et l'œuvre théosophiqueChapitre 10 sur 17 · CHAMP DE TRAVAIL DE LA SOCIETE · texte numérisé non relu

CHAMP DE TRAVAIL DE LA SOCIETE

les théosophes étudient les livres des instructeurs pour redire ensuite ce qu^ils ont appris, la Section Française invite les personnages représentatifs des diverses écoles de pensée, celles surtout qui offrent pour nous le plus d’intérêt afin d^en recevoir l’exposé de leurs connaissances à leur propre point de vue, et que lethéosophe le reçoive directement. C/est, me semblet-il, une admirable méthode, et je ne vois pas pourquoi quelques-unes des Branches de Londres n^essaieraient pas d’emprunter une page au livre de nos voisins, ni pourquoi une Branche au moins ne tenterait pas, seulement pendant six mois, de convier un homme représentatif dans le monde de la pensée à lui dire ce qu’il croît et expliquer sa méthode de travail. Si vous pouviez persuader les spécialistes des nombreuses branches d^études religieuses ou philosophiques, de vous apporter le fruit de leurs travaux, votre étude serait plus rapide, vous comprendriez d’une manière plus satisfaisante l’esprit d’une école que par l’étude et la répétition du contenu des livres. Vous appréciez, et fort justement, la science que M. Mead vous apporte dans son domaine particulier ; pourquoi n’obtiendriez-vous pas le même avantage d’autres penseurs dans d’autres domaines, qui

OONFÉHEISXES DE LONDRES

VOUS apporteraient directement la science qu’ils ont eux-mêmes acquise ? Elle contient un vie que ne possède jamais la connaissance acquise de seconde main, une vigueur et une puissance que ne comporte pas la connaissance transmise par d'autres que son spécialiste. Les hommes qui se livrent à de profondes études sont heureux de trouver des auditoires désireux de connaître les résultats de leurs travaux, ardents à les écouter lorsque, sortis de leur cabinet d’étude, ils consentent à dire au monde ce que leur labeur leur a révélé. Aussi je vous suggère de considérer si vous ne rendriez pas vos Branches plus utiles si au lieu de tourner sans cesse dans le même cercle de quelques conférenciers locaux, vous essayiez d^assurer de temps en temps à chaque localité le concours d’un homme vraiment savant et bien au fait des méthodes scientifiques, et si, avec votre Branche comme noyau, vous réunissiez un auditoire, trop heureux de l’occasion que votre Branche lui offrirait. Vous avez des Branches dans les faubourgs, dans les villes voisines de, Londres, qui vous seraient reconnaissantes si vous vouliez être le canal qui leur apporte cette Science. Il y a là une activité très utile qu’il serait bon d’entreprendre; les Branches de

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