CHAMP DE TRAVAIL DR LA SOCIETE
Province pourraient parfois faire venir de Londres un penseur ou un savant qui leur apporterait le fruit de son travail ; et si Ton vous connaissait, par toute TAngleterre, comme ceux par qui cette science est dispensée, ceux qui la mettent à la portée de vos concitoyens, la Société Théosophique tirerait profit de votre effort aussi bien que ceux qui en seraient les bénéficiaires directs. Chaque fois que vous abordez Fétude d^une religion, apprenez-la des lèvres d’un croyant plutôt que d’un incroyant ; c’est le seul moyen de percevoir Fesprit de la religion. Si vous voulez étudier le Catholicisme Romain, conviez un étudiant ou un prêtre catholique à vous dire ce que son Eglise fait vibrer en lui ; ou si vous voulez étudier FAnglicanisme, obtenez d’un prêtre anglican qu’il vous dise ce que sa religion signifie pour lui ; pour, le Bouddhisme demandez à un Bouddhiste comment sa religion lui apparaît ; de même pour FHindouisme et toutes les autres religions. Nul ne peut dire en vérité ce qu’une religion est pour ses fidèles, s’il n’en est pas lui même un croyant, et nul ne peut vous communiquer son esprit s’il n’en a par lui-même éprouvé Faction. Ainsi votre Théosophie devrait vous conduire à sympathiser avec toutes
CONpéHENCES DE LONDRES
les formes de la pensée religieuse, lelles qu’elles sont interprétées par les lèvres de ceux fpii y croient, et non avec cette sorte d’enthousiasme à froid dont un incroyant s'efforce de les réchauffer pour les théosophes ses collègues. Tel, à mon avis, est votre champ de travail tracé par le Second Objet ; de cette étude sortirait une littérature illuminatrice de ces religions et philosophies diverses, et dans vos classes se formeraient des instructeurs, qui porteraient aux diverses communautés les fruits de leurs études particulières, faisant ainsi concourir le Second Objet à l’accomplissement du Premier.
J’ai reçu il y a pende temps une lettre d’une excellente Membre de la Société Théosophique où l’auteur me disait que, Chrétienne, elle se sentait attirée surtout vers l’activité de forme chrétienne, et qu’elle pensait devoir quitter la Société Théosophique pour pouvoir aider les chrétiens sous cette forme. Quelle sorte de Théosophie est-ce là? Vous qui êtes chrétiens ou croyants d’une autre foi, vous devriez devenir théosophes pour aider vos religions particulières, et leur apporter la vie, non pas en quittant la Société, mais en apprenant, dans la Société, à les mieux servir ; c’est le devoir de
CHAMP 1>E TB AV AIL DR LA ’^OCléTE
tout croyant de toute religion. Vous devrie;« être pour yos différentes religions des messagers gui leur apportent une compréhension plus profonde qu’elles nén ont aujourd'hui pour la plupart ; et si vous compreniez que c^’est là une partie de votre devoir, d’aider vos religions, d’éclairer ceux qui ne veulent point se joindre aux Branches théosophiques, mais cependant prêteront volontiers roreille au coreligionnaire qui leur apporte la connaissance acquise dans la Branche, alors la diffusion de üo- di^ctrines, si rapide qn^èlle soit à présent, serait plus rapide infiniment, et d^une façon plus saine. Car nous ne sommes pas formés en Société pour étudier seulement, mais pour répandre la lumière et chaque religion devrait être plus riche et plus forte dans la proportion du nombre de théosôphes qu’elle compte dans son sein.
Passons au Troisième Objet. Là aussi le travail nous attend ; nous ne saurions travailler efficacement pour rétablissement de la Fraternité si nous ne comprenions la nature de rhüinme. J’ai le sentiment qu’une ou deux des personnes qui critiquèrent la Société à ce point de vue cét après-midi, avaient le droit de formuler cette critique. Car au lieu qu’aux
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premieis temps ce Troisième Objet était gi bien mis en action dans la Société qu’elle ouvrait la voie dans ce domaine de recherches, elle est certainement passée aujourd’hui à l’ar rière-garde, où elle glane dans les champs ce que d’autres ont moissonné, et cela n’est pas juste, La connaissance théorique que vous possédez de la constitution de l’homme et de la nature devrait vous servir de guide pour des recherches nouvelles, et non pas rester à l’état de simple connaissance théorique. Ce qu’on a dit cet après-midi de la Société des Recherches Psychiques est vrai. Elle examine tout phénomène anormal, l’esprit d’avance prévenu, plutôt que dans le sentiment qu’il offre quelque chose à apprendre, mais d’autre part, on est dans l’obligation de reconnaître que cette Société a fait plus depuis dix ou douze ans pour familiariser le public avec ces faits produits par les facultés cachées de l’homme, que la nôtre n'a fait en pratique, bien que nous ayons beaucoup plus fait en théorie. Or je ne iirois pas beaucoup à l’efficacité de cette méthode qui place de nombreuses expériences avant l’étude théorique; je crois que nous avons besoin de la théorie pour expérimenter sagement. Mais je suis également d’avis que possé-