L'AVENIR DR TA SOCIÉTÉ THÉ05»0PHTQUE
Mouvement Socialiste que vous voyez grandir de toutes parts autour de vous. Il souffre d"une erreur terrible sur laquelle je n’ai pas besoin d’insister ici,mais dont je traiterai demain soir devant un Groupement Socialiste. Il oublie quelle est la racine même de tout progrès ; il oublie qu"il faut d’abord créer des frères, avec lesquels ensuite on édifiera la Fraternité. Il pense que l’avenir dépend des conditions économiques, delà possession de la terre et du capital. Ces conditions méritent d’être discutées soigneusement et soumises à la critique de Tintelligence. Mais quelque soit le possesseur des moyens de subsistance, si la vie est empoisonnée, elle ne saurait être saine au milieu de la Société la mieux organisée. Car la Société est le produit des hommes, non les hommes de la Société, et aussi longtemps que cette vérité sera méconnue, tous les essais seront voués à Téchec, car ils sont fondés sur le sable et non sur le roc. Vous qui avez étudié, et qui connaissez, dans quelque mesure au moins, les forces à l’œuvre dans le monde du présent, vous devriez pouvoir aider à éliminer le mal et à soutenir le bien. La Société Théosophique,ausem de ces mouvements du jour, doit proposer fermement un idéal vrai. C’est la fonction du prophète.
de l’instructeur spirituel, de rehausser l’idéal et de le proclamer toujours, afin que les individus puissent l’avoir toujours présent devant eux, et choisir les chemins qui mènent dans la bonne direction.
D’autre part, les principes que je vous ai exposés expliqueront pourquoi cette Société Théosophique, si faible et pourtant si forte, faible par le nombre,faible parla valeur de ses membres, qui ne comptent pas parmi eux les plus savants ni les plus puissants de la terre, constituée par des gens socialement médiocres et moyens et non par les grands conducteurs de la civilisation contemporaine ; mais en qui (autrement ils ne seraient point membres de la Société Théosophique) est l’aspiration naissante vers une condition plus noble,et quelque bonne volonté à se sacrifier pour hâter l’avènement de cette condition ici-bas. C’est là aujourd’hui la raison d’être de notre Société. Nous sommes comme la masse nutritive qui enveloppe l’embryon ; l’embryon emprunte sa croissance à l’amour, à l’aspiration, à l’esprit de sacrifice qu’on trouve dans notre mouvement, si peu développé qu’il soit aujourd’hui. Le fait que nous reconnaissons cela comme notre devoir, notre idéal, est la promesse de l’avenir-
L^\VB^ÎIR DE LA SOCIÉTÉ THÉOSOPHÎQUE
Nous sommes ce que uotre passé nous a faits; nous serons ce que notre présent fait de nous; et si, dans votre cœur et dans le mien, vibre l’ardent désir d^m état meilleur et plus noble, c^est là ce qui marque notre place dans l’œuvre à venir, et notre droit d^être parmi les premiers membres de la Sous-Race dont la naissance se prépare. Nos pensées d’aujourd’hui représentent ce que sera notre prochaine vie ; nos aspirations d’aujourd’hui sont nos capacités d'alors. Vous savez ce qu’est la vie intermédiaire entre la mort qui clôt la vie présente et la naissance qui ouvrira votre vie prochaine. Vous savez que dans les lieux célestes vous tisserez en facultés, en capacités toutes les penséch et aspirations vers la vie supérieure que dans vos jours de faiblesse présente vous aurez éprouvées, caressées et cultivées. Ce n’est pas votre moi actuel qui façonnera Tavenir, mais le moi que vous vous serez créé par vos aspirations d’aujourd’hui. Et dans la mesure où chacun de vous nourrit ces aspirations et caresse ces idéals, et s’efforce, même faiblement, de les réaliser au sein des bmitations de son passé qui entravent sa vie présente, vous façonnerez, dans l’intervalle entre mort et naissance, les facultés plus nobles qui vous qualifieront pour
CONFÉRENCES DE LONDRES
renaître dans la Sixième Sous-Race. Ce devrait être là la note fondamentale de votre vie, le mobile qui l’inspire toute, sa force directrice. Si vous voulez vous assurer que cette Sous-Race approche du seuil de l’existence, ainsi que je l’ai dit, portez votre égard sur le monde autour de vous, et mesurez le changement qu’on voit se produire en lui. J’ai dit que nous étions faibles par le nombre, que nous étions des gens socialement médiocres et moyens, mais comment qualifier l’expansion de nos idées? Que dire de la manière dont, durant ces trente dernières années, les idées théosophiques se sont répandues dans la civilisation de la Cinquième Race, ont pénétré sa littérature, commencent à guider sa science et à inspirer son art ? C’est là une preuve de l’étendue de sa force, en dépit de la faiblesse des véhicules qui la transmettent. Il est évident que l’expansion de ces idées n’est due ni à vous ni à moi, mais aux Grands Êtres qui se tiennent derrière la société, et dispersent les forces qui nous manquent.
Car le mouvement dans son ensemble Leur appartient; Ils y travaillent extérieurement et intérieurement. Leur action extérieure se discerne dans les innombrables mouvements qui tendent tous dans une direction unique. Ce
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n^est pas nous qui avons répandu les idées.
Les idées sont répandues dans Tatmosphère mentale autour de nous, et notre seul mérite est que nous les ayons saisies plus tôt que d^autres, et ayons compris qu’elles sont un fragment de l’Éternelle Sagesse. C’est là notre seul mérite, notre unique prérogative: consciemment, délibérément, nous choisissons ces idées, et si faiblement que nous les mettions en pratique, néanmoins le choix a été fait et s’est inscrit dans les livres de la Destinée. Car, que vous le vouliez ou non, il faut que vous croissiez dans la direction de votre pensée; et vous ne pouvez avoir part à ce mouvement, sans que votre pensée soit plus ou moins colorée par ridéal Théosophique,
On nous dit souvent : « Pourquoi entreraisje dans la Société Théosophique ? Vous nous donnez vos livres. Vous publiez vos connaissances au grand jour. Je puis les acheter dans les librairies; je puisJes écouter dans les conférences. Pourquoi entrerais-je dans la Société? » Et je réponds invariablement : « 11 n’est aucune raison à votre entrée dans la société si vous n’en avez pas le désir. Prenez tout ce que nous pouvons vous donner ; prenez-le librement. Vous êtes les bienvenus à le
prendre. Nous ne sommes que des dépositaires. Et si vous n’avez pas le désir d etre parmi les pionniers, il est tout naturel que vous restiez à récart, et suiviez les sentiers faciles que d’autres auront creusés pour vous. >Mais il est une raison que je puis vous donner, je ne la donne pas à ceux de ^extérieur, il est une raison pour que vous soyez dans la Société. Vous êtes plus directement en contact avec les forces qui façonnent l’avenir. Vous êtes environnés, baignés de Fatmosphère où l’avenir puisera sa croissance. Tout ce qui est bon en vous est nourri par ces forces. Tout ce qui est en harmonie avec elles est renforcé par leur action toute puissante. Vous ne pouvez être parmi nous sans avoir part à leur inspiration ; vous ne pouvez être membre de la Société sans avoir parta la vie qui est continuellement versée par l’intermédiaire de la Société Théosophique. Il est inutile de dire cela à ceux de l’extérieur, car cela ne constitue pas une raison qui puisse les induire à entrer; mais réjouissez-vous de ce que le bon Karma du passé vous a amenés dans la Société actuelle.il vous a donné le droit de profiter de cette occasion d’acquérir une naissance plus noble dans le temps qui vient, d’avoir part à la grande ccu-
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vre qui commence à s’accomplir au sein de rhumanité. Il vous donne, grâce à votre vie dans le plan céleste, droit au contact avec des puissances et des occasions qui appartiennent à ces idéals du monde des hommes, et la possibilité d’entrer en contact avec les grands Etres qu’ici-bas, si imparfaitement que ce soit, nous nous efforçons de suivre. C’est donc une grande chose d’être dans la Société, et d’une grande importance pour votre avenir, si vous pouvez vous y maintenir. Car l’avenir immédiat de la Société Théosophiqüe sera l’œuvre d’édifier la prochaine Sous-Race. C’est l’œuvre à laquelle elle devrait travailler consciemment dès maintenant. Dans la mesure où vous le comprendrez, sera la valeur de votre effort, dans la mesure où vous le comprendrez, devra être votre part à l’œuvre joyeuse de ces temps plus heureux. L’avenir de la Société Théosophique est d’être la mère, et même l’éducatrice de l’enfant que sera la Sixième Sous-Race, et dont la vie prénatale a déjà commencé.
C’est là son avenir, certain, inévitable ; à vous de choisir si vous voulez ou non collaborer à sa réalisation.