Hesse, loc. cit
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g-non augrnente et son développement est favorisé, s'il trouve, en même temps qu'une chaleur et une humidité sufTisantes, de nouveaux milieux nourriciers, tels, par exemple, que les jeunes tissus des plantes qu'il attaque. Lui-même a observé, en effet, que, si le parasite désorganise entièrement les jeunes plantules, il reste presque sans action, surtout si les conditions atmosphériques ne lui sont pas très favorables, sur des plantes d'un âge un peu plus avancé (par exemple quand Taxe hypocotylé a atteint son complet développement) : enfin sur des plantes plus vieilles, quand même les conditions du milieu extérieur seraient favorables, il ne forme que de petits bourrelets peu marqués, d'une forme ovale ou longitudinale et d'une couleur brune, sur l'épiderme de la racine ou de Taxe hypocotylé ; ces bourrelets, du reste, n'ont aucune action sur la vie de la plante.
Ce même champignon, qui n'a été signalé jusqu'aujourd'hui qu'en Allemagne, peut aussi atteindre son complet développement sur des substances végétales en décomposition et sur des corps des animaux morts (poissons), aussi bien que dans les tissus vivants de différentes plantes. Il en résulte que ce champignon est également saprophyte et parasite.
Il s'ensuit que le Pythium de Baryanum (Hesse) n'est qu'un parasite facultatif ', mais, cependant, la seule cause déterminante de ce qu'on pourrait, peut-être, appeler : « Le mal brun des plantules du maïs et du millet », si on
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prenait en considération l'aspect extérieur de la maladie que nous venons de décrire.
Moyens de défense. — Le Pythiiim de Baryanum ne limi'e pas aux jeunes plantules du înaïs et du millet son action destructrice ; selon Hesse VEqaisetum arvense, la Camellina saliva^ la Capsella Barsa Pastoris et le Lepidium satirum parmi les plantes envahissantes, le Trifolium repens et la Spergula aruen.si.ç parmi les plantes cultivées, succombent sous ses attaques plus facilement encore que les deux céréales susmentionnées.
Il restait cependant à savoir si les plantes désignées par Hesse étaient les seules à souffrir, ce qui ne paraissait pas tout à fait exact. De Bary ', en effet, a démontré plus tard que la pomme de terre n'est pas exempte de cette maladie, et, comme cela a été vérifié, c'est sur elle que le champignon peut déterminer des altérations très semblables à celles delà Phytopthora infestans (maladie des pommes de terre) qui ne sont pas dépourvues de gravité. Enfin le dernier auteur signale quelques Amaranthus comme milieu favorable au développement de ce parasite.
Or, si l'on prend en considération, d'une part, le grand nombre de plantes que ce parasite attaque et, de l'autre, la faculté dont il jouit de vivre en saphrophyte sur les matières organiques en décomposition, on est porté à penser