‹ Les maladies cryptogamiques des cralesChapitre 11 sur 111 · De Bary, Botanische Zeitung, loc. cit · texte numérisé non relu

De Bary, Botanische Zeitung, loc. cit

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que, dans les localités envahies par lui, ce champig-non constitue pour l'agriculteur un ennemi répandu partout et n'attendant que les conditions favorables à son développement pour étendre rapidement ses ravages.

Contre cet organisme, tout moyen de destruction se montrerait impuissant ; il a fallu songer aux procédés de culture contraires à son extension. Aussi le moyen de défense le plus rationnel serait-il de ne pas cultiver, pendant deux ou trois ans, sur un champ infecté les espèces attaquées, pour donner aux conidies et aux œufs, qui restent sur le terrain et qui conservent pendant plus d'un an leur faculté germinative, le temps de périr, faute d'aliments.

Parmi les plantes que les expériences ont montrées réfractaires aux attaques du champignon, et qu'on pourrait faire succéder sans crainte aux cultures du maïs et du millet attaqués, nous citerons le blé, Torge, l'avoine, le foin, le sainfoin et le lin.

En tout cas, on prendra soin d'espacer autant que possible les semences, pour éviter la lutte entre les jeunes plantules et donner plus d'air et de soleil à ces dernières, qui alors se développent plus vigoureusement et ont bien plus de chances d'échapper aux attaques de ce parasite.

B. USTILAGINÉES

L'ordre des Ustilag-inées comprend une seule famille du

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même nom, peu variée de formes. A cette famille appartiennent toutes les espèces qui, en se développant aux dépens de nos céréales, causent les maladies, bien connues des agriculteurs, le charbon et la cane.

Historique. — Depuis les temps les plus reculés, les auteurs de différents traités sur les plantes ou sur l'agriculture ont été particulièrement attentifs aux maladies du Blé produits par les Ustilaginées. Ils en ont recherché les causes, laissant la question dans la môme obscurité. L'explication exacte de ces phénomènes, comme de la plupart de ceux dont il sera question ici, était réservée aux mycologues de notre siècle.

Théophraste et Pline, parmi les auteurs anciens, le botaniste Bauhin', parmi ceux du x\ii'^ siècle, attribuaient le changement des grains en une poussière noirâtre et fuligineuse à l'action du soleil, dont les rayons brûlants tombent par intervalles sur Tépi qu'une pluie abondante a pénétré. M. Wolf- expliquait le charbon par une sorte de monstruosité, une conformation vicieuse du grain. Ses observations l'ont porté à croire que le suc nourricier se corrompt en parcourant les vaisseaux des grains niellés ; parce que ces vaisseaux, étant d'une forme contre nature,

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