‹ Les maladies cryptogamiques des cralesChapitre 12 sur 111 · Jean Bauhin, Histoire des plantes, tome II · texte numérisé non relu

Jean Bauhin, Histoire des plantes, tome II

2. Wolf, Vera causa multiplicationis Frumenti admivandae in Acta lipsiensia, 1718.

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arrêtent en eux le cours de la sève et deviennent par là une cause de corruption (!). D'autres auteurs ont complètement confondu sous un nom ^-énéral toutes les maladies auxquelles les blés sont sujets. Il faut arriver à Duhamel pour trouver une distinction soignée de plusieurs accidents auxquels le froment est exposé. L'illustre agronome, dans son Traité de la, culture des terres, ne distingue pas seulement les Blés rouilles des Blés échaudés et écoulés, mais aussi les Blés cariés, les hlés char bonnes .

L'académicien Tillet^ insiste beaucoup, lui aussi, sur la distinction à faire entre la carie et le charbon. Ce même auteur, par une série d'ingénieuses expériences, a pu prouver, dès 1752, qu'en infectant le grain le plus pur et le mieux choisi, avec la poussière de la carie, on fait naître une grande quantité d'à épis corrompus ». Tillet a aussi entrevu la malignité des épis charbonnés, et a certainement fait un pas en avant en considérant dans ses conclusions (p. 105) « que la maladie du Noir était contagieuse et (( qu'un virus résidait dans la poussière des grains cariés ».

Tessier^, qui à la fin du siècle dernier a publié le résultat de ses observations sur les maladies du blé, considérait le charbon et la carie, « plutôt comme une dégéné- « rescence du froment que comme un corps étranger qui

1. Tillet, Dissertation sur la cause qui corrompt et noircit les grcùns d? blé dans les épis. Bordeaux, 1755.

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