‹ Les maladies cryptogamiques des cralesChapitre 18 sur 111 · USTILAGO PANICI MILIACEI · texte numérisé non relu

USTILAGO PANICI MILIACEI

Die Pilze, p. 89. (Pers.) Wint.

(Charbon du juillet.)

Synonymie. 1801. — Uredo (ustilago) segetiun. \djc. Pan. mil.

Pers. Syn. Fung. p. 224.

1815. — Uredo carbo P. D. C. Fi. fr. YI, p. 76. 1824. — Gœoma destruens. Schlect. Flor. Berol. II, p. 130.

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1830. — Uredo destruens. Duby. Bot. Gall. II, p

1833. — Er)sibe panicoriim B. Wallr. FI. Crvp

Germ. II, p. 216.

1847. — Ustilago Carho destruens . Tul. in Aiin

Se. nat. III, série 7, p. 81.

1848. — Tilletia destruens. Lev. in An. Se. nat

m, sér. 8, p. 312.

1857. — Ustilago destruens. Schlect. in Rabenli Herb. myeol. N» 400.

Exsiccata. Fuek. Fungi Rhen. 247. Rabenh. Herb. myeol. 400 Fungi Europ. 2092. Thûmen myeoth. 1420. Scbn 89. Briosi e Gav. III, 53.

Cette maladie a une grande importance dans les contrées où on cultive beaucoup le millet, parce qu'elle l'attaque régulièrement, et y cause des ravages considérables.

Le champignon qui provoque cette sorte de charbon tue les organes floraux des plantes attaquées, de façon qu'au moment de l'inflorescence, la dernière gaine foliaire laisse sortir, dans la plupart des cas, au lieu de la panicule, un corps particulier de forme conique, pointu, coloré en jaune grisâtre, portant des stries très fines et revêtu d'une mince membrane cellulosique (ng.4, A. c). Ce corps dans sa mince membrane contient des reliquats de l'inflorescence, des fragments de rachis, des pédoncules plus ou moins rongés, des faisceaux fîbro-vasculaires isolés, et une grande quantité de grumeaux noirâtres déformés et constitués despores fortement agglutinées (fig. 4 B.). Il est rare d'observer à l'extrémité de ces rameaux tortues et altérés des fleurs avortées. LovERDO. Les maladies cnjptogamiques. 5

USTILAGINEES.

A la maturité cet involucre se rompt et laisse sortir les spores, qui se répandent sur-le-champ. Ces spores mesurent 8-12 (X de longueur sur 8 à 10 ;/. de largeur, et sont, par conséquent, une fois et demie plus grandes que celles d'Usti-

FiG. 4. — A. c, Inflorescence du millet envahie y>slt VUstiïago pan. mil.; B. le contenu du cône c (D'après Gavara.) G. germination des spores du champignon ; a, promycélium stérile, dont les segments forment des bondes : b, b ; e, d, promycélium avancés en germination, dont les segments se développent en longs filaments ; d, promycélium se développant devant les plis spéciaux, qui ont reçu le nom de boudes par M. Brefeld, (D'après ce dernier.)

laffo segetum. Leur forme est ronde, ovoïde ou polyédrique ; leur couleur est d'un jaune brun, et leur exospore entièrement lisse ou obscurément réticulée.

La formation de ces spores est identique avec celle de

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l'espèce précédente, mais leur germination accuse des différences sensibles. C'est ainsi que les segments promycéliens portent un pli spécial, provenant d'une double fusion; le D"" Brefell a désigné ce pli sous le nom de boucle (fig. 4, G. b.), et en outre, au lieu de donner naissance à des sporidies, les segments promycéliens forment des filaments germinatifs (G, d, d'.), destinés à pénétrer directement la plante hospitalière.

Ges spores d'après Liebenberg* conservent pendant cinq ans leur faculté germinative.

L'Ustilago en question se développe pendant l'été sur le millet [Panicum miliaceum. L.) et sur le panais pied de coq (P. Crus galli. L.), en France, Italie, Allemagne, Amérique du Nord et du Sud. Il est extrêmement nuisible au millet, détruit dans certaines localités les récoltes pendant plusieurs années successives. M. Kûhn^ observe que les plantes attaquées se reconnaissent même avant l'irruption des spores par des caractères spéciaux, tels que Tétiolement et la dessiccation des extrémités des feuilles, et l'abondant développement des poils sur les gaines foliaires.

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