‹ Les maladies cryptogamiques des cralesChapitre 30 sur 111 · Idem. OEcon · texte numérisé non relu

Idem. OEcon

Cette espèce n'est pas moins fréquente que la précédente, il y a même beaucoup de territoires sur lesquels elle prédomine. La carie qui attaque le blé cultivé dans les plaines de l'Emilie et de Foggia est due, principalement, d'après le prof, Gibelli, à cette espèce.

Le TiUetia lœvis présente exactement les mêmes caractères extérieurs, la même odeur fétide, que Tespèce précédente ; il en diffère par ses spores qui sont irrégulièrement sphériques, elliptiques ou ovales, et rarement oblongues ou anguleuses, et qui mesurent 14 à 20 u, de diamètre, ou

1. Gibelli, Le stazioni sperimentali agrarie italiane, 1877, vol. VI, fasc. II, p. 94.

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bien 17 à 23, et rarement 28 \j. de longueur, sur 14 à 18 [x delarg-eur; leur exospore, épaisse et brune, est parfaitement lisse^ particularité qui, réunie aux autres caractères distinctifs, sert à reconnaître facilement l'espèce qui nous occupe de celle qui précède.

Quant à la g-ermination de ces spores, nous ajouterons à ce qui a été dit pour le T.tritici, que les sporidies fusiformes, formatrices de la couronne promycélienne, sont plus nombreuses et plus brèves pour cette espèce.

Le Tilletia Isevis a été observée en Italie, en France, en Angleterre, en Allemagne et près de Montevideo, dans l'Amérique du Sud, sur les ovaires de Triticam amylei^ hiherni, turgidum, monococciini, spelta.

L'inoculation de ces deux espèces de Tilletia sur le blé réussit assez facilement. La semence de blé, saupoudrée des spores de ces deux parasites, et particulièrement de Tillet. tritici, produit des épis dont un tiers au moins est carié.

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