I. — SCIIIZOMYCETF.S
Les schizomycètes, qui doivent leur nom à leur mode de reproduction f::L'néraIe par scissiparité, constituent un monde d'êtres microscopiques, tous parasites, qui ne peuvent vivre qu'au milieu de substances or^^aniques déjà constituées. Ils les absorbent et les décomposent en déterminant leur putréfaction ou des fermentations spéciales. Ce sont les parasites végétaux des matières org-aniques du règ-ne végétal ou animal. Leur nombre, la facilité extraordinaire de leur multiplication, rachètent leur extrême petitesse. Leur développement, si rapide, par seg-mentation et formation de spores, n'est en effet arrêté que par Linsuffîsance du milieu nutritif qui les entoure, par la présence de produits chimiques nés sous leur influence ou d'autres ag-ents physiques ou chimiques propres à les détruire. Aussi les rencontre-t-on partout dans la nature, et l'on a pu dire qu'ils sont les maîtres du monde.
Ils vivent dans les flaques d'eau, dans les mares stagnantes, les étangs qui renferment des matières organiques,
dans les fleuves qui traversent les villes, dans les ports et sur le littoral et même dans les profondeurs de la mer. Ils se trouvent aussi suspendus accidentellement dans l'air, de telle sorte qu'ils ensemencent les infusions de foin, de légumineuses, le jus de raisin, la bière, les bouillons de viande, la viande abandonnée à lair, les cadavres où ils se développent rapidement après la mort. Ils existent en masses énormes dans le terreau, Thumus, la terre végétale^ à la surface du sol, surtout s'il est humide et s'il a reçu des matières organiques.
M. Duclaux^ a montré que la germination des plantes était impossible dans un sol stérilisé; c'est-à-dire, complètement privé de micro-organismes. Les plantes ne peuvent utiliser les substances organiques qu'après qu'elles ont été modifiées par les microbes.
Les bactéries enfin pénètrent dans l'organisme humain par les voies aériennes avec l'air qui en contient, et dans le canal intestinal avec les aliments, causant souvent des maladies terribles.
Leur action sur les végétaux vivants ne paraît pas donner de grandes inquiétudes. La cause consisterait-elle, comme le prétendent quelques-uns, en ce que le plasme végétal otTre des réactions acides et, par conséquent, un milieu défavorable à ces micro-organismes ; ou bien dans ce qu'ils sont encore incomplètement connus par rapport aux mala-