Bauhini (Gasp.). Pinax, in 4», 1622, p
CLAVICEPS PURPUREA. 243
épidémie due au seigle erg^oté ; mais celle qui en 1600 affligea la Sologne et que Perrault fit connaître, est la plus célèbre. Gamerarius* est le premier auteur qui ait parh' des propriétés obstétricales de l'ergot. Cette singulière production, présentée comme un des plus dangereux poisons que l'on connaisse et comme un médicament des plus précieux, devint tout à coup célèbre.
Pour les uns, c'était une galle déterminée par la piqûre d'un diptère (Ray, Martin, Field, Tillet, Read), pour les autres (Fontana, BulTon, Needhaml, c'était un polypier qui devait naissance à de petits êtres microscopiques faciles à reconnaître au milieu du liquide dans lequel on faisait infuser l'ergot. La méprise des premiers était motivée par la présence de légers diptères et autres insectes qui fréquentent le champignon pendant une période de son développement et qui jouent, comme nous le verrons, un grand rôle dans la propagation de cette maladie.
Tessier ^ a parlé de l'ergot en expérimentateur habile et avec un rare bon sens. Il a vu dans l'intérieur des enveloppes du grain un suc visqueux et mielleux : il a reconnu que dans le premier âge la production morbide était blanchâtre et qu'elle passait plus tard au jaune, qu'elle grossissait pour constituer bientôt un ergot. Il émet enfin
1. Canierarius (J.). De Ustilagine frumenti (dissertatio). Tubingae, 1709.