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LES PARASITES CRYPTOGAMIQUES

En possession de ces notions sur le mode d'existence des cryptogames parasites et sur les procédés généraux de lutte à leur opposer, nous pouvons aborder l'étude particulière dos plus importants d'entre-eux, de ceux qui causent à l'agriculture de sérieux dommages. A côté de ceuxlà, i! en est une foule d'autres dont nous ne parlerons pas, soit qu'ils s'observent rarement, soit qu'ils n'occasionnent aux plantes cultivées que des dommages insignifiants, soit enlin qu'ils n'intéressent pas l'agriculture de nos régions.

Dans l'étude des maladies cryptogamiques des plantes cultivées, nous avons adopté pour les grands groupes un ordre systématique, c'est-à-dire que nous avons rangé les parasites d'après la place qu'ils occupent dans la classification botanique.

Cette manière de faire présente l'avantage de réunir des affections similaires aussi bien dans leurs manifestations que dans les moyens de les combattre : comme nous le verrons plus loin, la plupart des groupes de parasites ainsi formés présentent des mœurs caractéristiques.

Les Cryptogames qui s'établissent en parasites sur nos plantes cultivées appartiennent à trois groupes botaniques distincts, que nous allons successivement passer en revue : les Champignons, les Myxomycètes, les Bactéries.

Dans le langage vulgaire, le mot champignon ne désigne que les formes à chapeau telles que l'Agaric comestible, par exemple ; en botanique, son acception est beaucoup plus étendue et il s'applique à une immense classe de végétaux inférieurs, de Cryptogames, qui présentent ce trait commun, d'être formés de filaments libres ou agglomérés et de ne point posséder de matière verte, de chlorophylle. C'est par ce dernier caractère que les Champignons se distinguent, à première vue, d'autres Cryptogames, également filamenteux, les Algues.

lu MALADIES 1>KS l'LANTES CULTIVEES.

Comme tous los ôtres vivants, les Clianipi^Mions se nourrissent, croissent, se multiplient et disposent pour rafcomplissement do ces fonctions de deux caictiuries dor^anes : les premiers servant à la nutrition et à raccroissement de l'individu, les seconds à la reproduction, à la conservation de l'espèce ; on leur a donné respectivement les noms â'organes vt'ycfatif.s et <injanes rrproducfeurfi.

Le si/.stcmr réifetaii/' des Champignons est constitué par des filaments, plus ou moins ramifiés, formant un feutrage disséminé dans le milieu nutritif i}u"il exploite. C'est le mycélium dont le hUtnc ih champignon nous présente un exemple tyiiique.

Parfois ces filaments se pelotonnent sur eux-mêmes, de manière à former des corps durs, compactes appelés sclérotcs. Les sclérotes constituent des dépôts de réserves nutritives : la vie s'y conserve longtemps à l'état latent, et ils sont capables de supporter la dessiccation. Ils jouent, comme on le voit, un rôle analogue à celui des tubercules chez les plantes supérieures, chez la Pomme de terre, par exemple.

Si/stème reproducteur. En général,on donne aux graines, aux corps reproducteurs des Champignons, le nom de spores.

Suivant les groupes, ces spores sont externes, nées à l'extérieur de filaments, ou internes, produites à l'intérieur d'organes spéciaux.

Comme nous le verrons, beaucoup de Champignons possèdent plusieurs sortes de spores.

En se basant sur les caractères des organes reproducteurs, les botanistes ont divisé les Champignons en 5 groupes, savoir : 1° les Basidiomycètes.

2o les Urédinées ou Rouilles.

3° les Ustilaginées ou Maladies charbonneuses. 4° les Phycomycètes.

5° les Ascomycètes.

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