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Réceptacle fructifère de l'Agaric miellé

Cette affection est très rapidement meurtrière. Hartig, ayant inocnlé la maladie à des pins de 8 ans, la plupart d'entre-eux moururent, dès l'année suivante, absolument envahis par le parasite.

La dissémination de celui-ci a lieu de deux manières différentes.

1° Par les rhizomorphes. Ceux-ci se pi'opagont dans le sol^ en se nourrissant de débris végétaux, d'humus, jusqu'à ce qu'ils rencontrent les racines d'un résineux, sur lesquelles ils s'établissent en parasites.

A ce point de vue, la présence, dans les forêts, d'une abondante litière, favorise la propagation du champignon. Ceci explique la remarque, souvent faite par les forestiers, que la maladie sévit, aveu une grande intensité, dans les plantations de résineux substituées à des peuplements d'essences à feuilles caduques, ainsi que dans les massifs mélangés.

2° Par les spores. Les fines sporules, emportées par les vents, tombant sur un sol humeux, y germent, se nourrissent quelque temps en saprophytes, jusqu'à ce qu'elles trouvent un hôte à parasiter.

Moyens de combattre la maladie.

L'unique moyen de lutte consiste à circonscrire la maladie.

Les souches et les racines des arbres tués ainsi que des arbres contigus seront soigneusement arrachées et brfilées. On évitera surtout de laisser dans le sol des rhizomorphes.

La place contaminée sera de plus entourée d'un fossé profond, à parois verticales. Souvent, sur le bord interne de ce dernier, apparaissent, en automne, des réceptacles fructifères : on aura soin de les détruire au fur et à mesure de leur production.

Ce procédé, très sûr lorsqu'il est rigoureusement employé, est malheureusement d'une application difficile et dispendieuse dans la grande culture forestière.

1TIAI.ADIE DU RO^D.

Fomes annosus Fr., syn. Trametes radiciperda Hart.

Ce champignon, plus communément coimu sous le nom de Trametes radiciperda (qui détruit les racines), est des plus meurtriers pour les Conifères et, eu particulier, pour le Pin et l'Épicéa.

Il provoque dans les pineraies ce qu'on a appelé la maladie du rond. caractérisée par la formation de clairières dénudées circulaires, qui vont sans cesse en augmentant de diamètre.

Si l'on met à nu les racines des arbres morts ou atteints, on y constate, ça et là, la présence d'amas d'un blanc de neige, formés par le mycélium pelotonné du champignon. Ces amas donnent naissance aux réceptacles fructifères, également d'un blanc pur, et en grande partie enfouis dans le sol.

MALADIKS DKS PLANTES CULTIVEES

Fie. 3.

Racines de Pin attiuiuées ()ai- le Fumes annosiis (Maladie du rond).

Lo iiiyccMiiim du champignon L'j;t ri'paiulu dans tuuti's les racines ainsi (|ue (ians lo bois du tninc (jui devient rouge et friable.

La maladie se propage très rapidement d'un Pin à l'autre par les racines.

Les remèdes à y opposer sont identiques h ceux qui ont été signalés pour l'Agaric miellé.

Tnnuefrs Fini (Hrot.) Fr.

Le Trametes Fini occasionne la pourriture rouge au cœur du Pin sylvestre, de l'Épicéa, du Mélèze et du Sapin.

Son mycélium se développe dans le bois, qui prend bientôt une teinte brun-rougeiitre, foncée.

Par suite de ia pourriture et de la dessication du bois, il se produit des contractions qui amènent ia formation de fentes radiales ou de fentes circulaires (roulures). Les réceptacles fructifères ne se forment que lorsque le mycélium a envahi la presque totalité de l'arbre.

Ces derniers, qui affectent le plus souvent la forme d'une console, apparaissent ordinairement sur les chicots ou les plaies laissées par la chute des branches mortes (fig. 4).

Leur face supérieure est veloutée et formée de bourrelets concentriques, qui se colorent eu brun par rage.

via. i. L'infection des arbres sains s'effectue par les

Récepiaeie fructifère en spores produites dans ces réceptacles, le plus .souvent

console du Tramète du ^ j,^ j.^^.y^j. ^^^ blessures provoquées par des bris

de branches.

Aussi la maladie est-elle particulièrement fréquente aux altitudes élevées, où les neiges abondantes occasionnent des dégilts, ainsi qu'au voisinage des agglomérations, où des délinquants coupent ou brisent des branches.

L'enlèvement des chablis dans les forêts et de tous les arbres atteints est le seul moyen d'entraver l'extension de cette affection.

Quelques autres Polypores attaquent nos arbres fruitiers, notamment les :

Poh/porus Jiispidu.s (Bull.) Fr., à réceptacles d'un brun-ferrugineux, commun dans les vergers sur le Pommier, le Poirier, etc.;

Poli/porus sulplmreus (Bull.) Fr., sur le Poirier, le Cerisier, le Noyer, etc. ;

Fomes igniarius (L.) Fr. ou Amadouvier, fréquent sur le Cerisier, etc. On les combattra en s'inspirant de ce qui a été dit pour les espèces précédentes.

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