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MALADIE BE LA TOMATE

Le parasite de la Pomme de terre s'attaque aussi à la Tomate. Les fouilles noircissent, se dessèchent et la récolte en fruits est très compromise.

L'aspersion à l'aido de bouillie bordelaise donne ici encore d'excellents résultats.

MILDIOU DE LA VIO^E.

Plasmopara viticola (Berk. et Curt. ) Bcrl. et De Toni.

Il n'y a guère que 19 ans (1877), que ce redoutable parasite a été importé d'Amérique sur les vignes de France, et dès 1881, il s'était déjà propagé dans toute l'Europe.

L'importance des dégâts causés par cette maladie est énorme pour les régions viticoles; pour notre pays, elle est, au contraire, très minime; aussi cette affection ne nous arrêtera-t-elle pas longtomp?.

Elle se manifeste par l'apparition, à la face inférieure des feuilles, de grandes taches d'un blanc sale, constituées par de patits arbuscules couverts de spores; en même temps, la face supérieure revêt une coloration rouge ou jaune.

Les taches s'étendent, envahissent la feuille entière, qui noircit et se dessèche. Dans les fouilles ainsi tuées par le parasite, on observe dos corps assez gros, à membrane épaisse et rugueuse : ce sont les spores durables, organes de conservation à la faveur desquels le champignon se conserve jusqu'à l'année suivante.

Lorsque les grappes sont atteintes de bonne heure, le parasite provoque la coulure des fleurs et la dessication des jeunes fruits. Si l'infection a été tardive, les raisins se couvrent de taches sombres, se rident, se raccornissent et se dessèchent.

Les effets de la maladie sont désastreux.

Les plus souvent le raisin ne se forme pas ; quand il atteint un certain développement, il mtïrit mal et donne un vin acide, sans bouquet ni couleur

C'est contre le mildiou de la Vigne, que le professeur Millardet a utilisé, en premier lieu, le pouvoir fongicide des sels de cuivre. Aujourd'hui, l'emploi de la bouillie bordelaise est universellement répandu dans les vignobles de la France, de l'Allemagne, etc.

On pratique d'habitude une aspersion préventive, 8 ou 10 jours avant la floraison. Une seconde application est faite, quelque temps après la floraison, soit environ un mois après la première, et enfin, une troisième, après un nouveau mois d'attente. Dans les années pluvieuses, on est môme parfois obligé d'opérer une quatrième aspersion.

Fig. 22.

Groupe de filaments sporangifères du mildiou de la Vigne.

n. Spores durables.

54 MAr.APlES DES PLANTES CULTIVÉES

On s'est demandé s'il ne résultait aucun inconvénient de la présence sur le.> !i:rappes d'une quantité notable do sel cuivrique. Mais il est prouvé que, pendant la vinilication, le cuivre uni au tartre se dépose en presque totalité et le vin n'en renferme que dos traces insignifiantes.

I>01RK1TI RK nES PLA^TUIiES Di H ETRE

rhf/toplithom Cadoriim (C. et L.) Schroeter.

On constate assez fréquemment, dans les futaies do Hôtre, après une année d'abondante falnéo, que les jeunes serais sont atteints par une maladie très dévastatrice.

Les cotylédons se couvrent de taches noires qui s'étendent bientôt à toute la plantule. Cette dernière pourrit rapidement, si le temps est humide, et se dessèche, quand il est sec.

Un mois de mai chaud et pluvieux est très favorable à l'éclosion de la maladie qui se propage avec une extrême rapidité.

Les individus atteint.:- constituent de véritables foyers d'infection et il arrive que de jeunes peuplements entiers sont anéantis.

La maladie ne s'attaquant qu'à la plante cotylédonairo, on peut réparer le mal par des repiquages.

Le parasite apparaît aussi parfois dans les planches de semis. Il convient, dans ce cas, d"enlever soigneusement les plantules atteintes dès l'apparition des premiers symptômes du mal.

L'aspersion à l'aide de bouillie bordelaise pourrait être essayée.

Ce Phytopldhora s'attaque également à d'autres feuillus : Frêne, Robinier, Érable, ainsi qu'aux plantules de ré.-ineux de toutes espèces.

PEROWOSPORA I>E I.A BETTERATE.

Fcronospora Schachtii Fuck.

Forme sur les feuilles, notamment celles du cœur de la Betterave, un enduit duveteux, gris-lilas, épais, qui les rend cassantes et en entrave le fonctionnement normal.

Ce n'est que dans les années à été exceptionnellement humide que cette aflection est réellement dommageable. Dans ces conditions, les feuilles pourrissent et les plantes meurent rapidement.

Si le temps est sec, les parties envahies sont remplacées par do jeunes feuilles; il en résulte cependant un retard dans la croissance et une diminution dans la richesse saccharine.

Comme le Péronospora de la Vigne, celui de la Betterave produit, dans

les tissus des feuilles, des spores durables qui assurent sa conservation. Il en résulte la nécessité d'éviter, avec soin, que les feuilles malades ne soient portées ni à l'étable ni au fumier, mais brûlées sur place. On a employé avec succès, contre cette maladie, l'aspersion à l'aide d'une bouillie cuivrique formée de 3 0/0 de chaux et de 3 0/0 de sulfate do •cuivre.

PKRO^Of^PORA DE I.A I^AITlfE.

Bremia Lactucœ Rog.

Ce champignon cause une maladie des salades très redoutée des maraîchers. Il sévit surtout sur les laitues forcées élevées en couche ; «e n'est que dans les années très humides qu'il les attaque fortement en pleine terre.

On le rencontre aussi sur les Artichauts, les Chicorées, sur les Cinéraires, composées ornementales, et sur plusieurs mauvaises herbes très communes, le Séneçon, le Chardon, le Laiteron, etc. Sur les feuilles de Salade il forme, à la face inférieure surtout, de petites touffes blanches auxquelles succèdent des taches brunes dues à la désorganisation du parenchyme.

Dans les feuilles ainsi atteintes, on trouve en grande quantité des spores de conservation.

On ne connaît pas encore de bon remède contre le Péronospora de la Laitue ; les feuilles très délicates de cette plante souffrent extrêmement •du contact des préparations cuivriques.

11 est naturellement à conseiller d'enlever soigneusement et de brûler "toutes les parties malades, de veiller, au repiquage, à choisir des plantes indemnes de maladie que l'on cultivera dans une terre n'ayant jamais porté de Laitue.

Quelques autres Péronospora attaquent des plantes agricoles sans toutefois leur occasionner, dans les conditions habituelles, de sérieux dommages.

Telles sont :

Péronospora parasitica (Pers ) De Bary, sur diverses espèces de choux, le Colza, le Radis ;

Péronospora ejfusa (Grev.) Raben., sur l'Épinard ;

Péronospora Schleideni Ung., sur le Pavot;

Péronospora trifoUorum De Bar., sur le Trèfle, la Luzerne, etc.

66 MALADIES I>KS l'LANTKS CIJ/JIVKKS

RoriLi^E Bi.A]vciii<: »e:s criciffres.

Cystopus candidus (Pers.) Lév.

Lo Cystopus candidus forme, sur un certain nombre de Crucifères, très fréquemment sur les inflorescences de la Bourse-à-Pasteur, des amas d'un blanc éclatant, pulvérulents, qui engendrent sur les parties atteintes des déformations très caractéristiques.

Cotte ronille blanche, comme on l'a appelée, s'observe également sur le Cresson, les Navets, la Caméline et sur plusieurs Crucifères ornementales.

Une coupe faite à travers une partie attaquée, épaissie,

.W^ montre les filaments végétatifs du parasite disséminés

,^0 entre les cellules de la plante nourricière et y enfonçant

jMù des suçoirs analogues à ceux du Phytophthora do la

^ ■ ' " Pomme do terre,

^^^^ Vers lépiderme, se trouvent des filaments en forme

de massue qui se terminent par un chapelet de spo- Fructiffcations en ranges. La masso de ces derniers fait hernie au dehors chipeiets de la g^ g^ dissémine.

rouille blanche des

crucifères. Çgg sporanges germent à la façon de ceux du

Phi/tophthora en donnant des zoospores. Mais le tube

germinatif issu de ces dernières ne peut traverser que des membranes

cellulaires très minces, de telle sorte que le Cystopus ne peut infecter

que de très jeunes plantules de Crucifères.

Grâce à ce fait il n'y a pas de propagation directe de la maladie ; les pieds atteints restant isolés, les dommages causés sont restreints.

Une espèce voisine, le Cystopus cuhiais De Bar>', produit la rouille blanche des composées. Elle est surtout fréquente sur la Scorzonère et le Salsifis.

PYTHIUM I>e:-BARYAXU9I Hesse.

Ce champignon est un ennemi redoutable, bien que rare, des plantules de diverses espèces cultivées : Betterave, Trèfle blanc. Maïs, Millet, Spargoute, Caméline, dont il détermine rapidement la pourriture.

Un temps humide et chaud, un sol argileux, riche en humus, sont favorables à cette maladie pour laquelle on ne connaît encore aucun remède direct, spécifique.

CHAMl'iaXOXS

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