AI.E ET TA VEI.URE DU POM^IIER ET DU POIRIER
Fusicladium pirinum{h\\).) Fuck. et Fusicladium dendriticum (Wallr.) Fuck.
Les Poiriers et les Pommiers sont fréquemment atteints par deux champignons, très voisins, qui affectent, de la même façon, ces deux arbres fruitiers et que, pour cette raison, nous étudierons ensemble.
Sur les feuilles, ils occasionnent la gale, maladie très commune, carac-
MALADIKS DES PLANTES CULTIVEES
FiÇ 34.
a. Pomme déformée par la tavelure :
h. Feuille de Pommier eouverie des taches caraitéristiques de la gale.
tériï^éo par l'apparition de taches d'un brun-noirAtro, arrondies ou elliptiques, d'environ un centimètre de diamètre, isolées ou conlluontes, à surface rugueuse et couverte d'une poussière brune.
Une coupe effectuée dans la fouille au niveau d'une de ces taches montre,, au microscope, les filaments du champignon répandus dans le parenchymefoliaire et émettant extérieurement des rameaux courts, portant chacun une spore brunâtre, allongée.
Les Fusicladium s'attaquent d'autre part aux ft'uits, sur lesquels ils provoquent l'affection connue sous le nom de tavelure ou chancre des poires et des pommes (fîg. 34).
Ce sont les mêmes taches brunes que sur les feuilles, mais plus imprimées dans les tissus, très-rugueuses et se fendillant en crevasses.
Lorsque la maladie affecte les jeunes fruits, les parties chancreuses restent atrophiées tandis que l'accroissement continue dans les autres : il en résulte les déformations les plus bizarres. Quand, au contraire, l'affection apparaît sur les fruits qui ont terminé leur croissance, les dégilts sont beaucoup moins considérables, bien que, cependant, la valeur du "fruit soit beaucoup diminuée par son aspect peu flatteur.
Enfin les deux champignons se rencontrent aussi sur les rameaux, dans lesquels le mycélium se conserve pendant l'hiver.
Sur le Poirier, le Fusicladium pirinum persiste pendant fort longtemps et détermine, sur les vieilles branches, l'apparition de véritables chancres, protubérances dénudées dont l'écorce s'exfolie en plaques irrégulières.
Les Fusicladium sont extrêmement communs dans nos vergers et l'on n'apprécie pas d'ordinaire, à leur juste valeur, les dégâts qu'ils causent et qui sont beaucoup plus considérables qu'on ne le croit généralement. Les situations ombragées, l'exposition du nord, les sols compactes et humides, les années pluvieuses, sont très favorables à la maladie qui ne sévit d'ailleurs pas, avec la môme intensité, sur toutes les variétés.
Traitement.
On a obtenu d'excellents résultats, dans le traitement de cette maladie,, de l'emploi de la bouillie bordelaise. D'après Galloway, le traitement doit être effectué par aspersions successives aux époques suivantes :
1° Avant l'épanouissement des boutons à fleurs.
2° Quand les fleurs, sorties des boutons se constitutent en grappes courtes mais ne sont pas encore ouvertes. . 3° A la chute des pétales, c'est-à-dire quand les fruits sont noués.
CHAMPIGNONS • 7iJ
On en fait quelquefois une quatrième lorsque les fruits ont atteint environ la moitié de leur grosseur.
On aura soin d'asperger consciencieusement le tronc et les rameaux dont les crevasses et l'écorce retiennent toujours une grande quantité de spores.
Il est à conseiller d'ajouter à la bouillie bordelaise du vert de Paris (arséniate de cuivre) à raison de 0. kg. 5C0 pour 100 litre'^, destiné à combattre en même temps les parasites animaux.