PYTHIEES
Les Pythiées sont constituées par un mycelium extérieur, qui peut devenir intracellulaire, mais ne forme jamais de sucçoirs. La reproduction asexuée se fait par conidies et zoospores, la reproduction sexuée par œuf.
Pythium de Baryanum Hesse «<Damping off».
Ce parasite vit sur un grand nombre de plantes de tous les pays: maïs, millet, trèfle blanc, betterave, tabac et pomme de terre et, d’après KIRCHNER (60) sur le chanvre.
Il a été étudié d’abord par HEssE en 1874, ensuite par DE Bary (8) en 1881 et ATkINSON (5) en 1895.
Cette maladie appelée par les anglais «Damping off» cause des dégâts assez importants. Elle débute les jours qui suivent la germination et lorsque le temps est humide. Les jeunes plantes envahies pâlissent, deviennent brunes, se penchent sur la terre et ne tardent pas à périr. Il apparaît une moisissure blanchâtre transparente sur les parties malades des plantes parasitées.
Cette moisissure est formée d’un mycelium continu et hyalin, qui rampe à la surface de la plante et pénètre en partie à l’intérieur. Il se forme de nombreuses conidies parfois sur le trajet du mycelium, mais surtout à l’extrémité de courtes ramifications.
Les conidies germent dans l'air humide en donnant un nouveau filament mycelien. Dans l’eau ce filament se dilate rapidement et forme une ampoule où le protoplasme s’accumule, Cette ampoule se transforme bientôt en un zoosporange qui donne des zoospores munies d’un cil vibratile unique. Les zoospores parvenues sur un hôte, s’y fixent, perdent leur cil, s’entourent d’une membrane et donnent naissance à un filament qui entre dans les tissus. Celui-ci se développe, dans tous les tissus, à l’exception du boïs.
Le pouvoir germinatif des conidies n’est pas de longue durée, mais il y a production d'œufs à l’intérieur des tissus de la plante hospitalière. Cette formation d'œufs a lieu en automne par voie sexuée. De grosses sphères 21 à 24 “ de diamètre terminent certains rameaux mycelins, ce sont les
oogones. Un rameau voisin pousse un prolongement cylindrique se courbant vers l’oogone, se transformant en anthéridie qui s’accole à l'appareil femelle, La fécondation produit un œuf. Les œufs restent dans la terre, à l’état de vie ralentie pendant l’hiver après la décomposition de l’hôte et assurent ainsi la propagation du champignon l’année suivante.
Comme mesures prophylactiques ErIKsoN (38) indique le drainage du sol et les engrais riches en acide phosphorique.
SORAUER (104) décrit un traitement emplové en Amérique, mais pratiquable seulement sur de petites étendues. Il consiste à stériliser le sol soit par le feu en brûlant sur toute Pétendue du bois, soit en appliquant contre le sol des plaques de fer chauffées au rouge. En outre des appareils spéciaux pour stériliser la terre avec de la vapeur d’eau sont employés en Amérique du Nord.
Enfin SoRAUER indique le traitement du sol infecté par le formol. À cet effet il faut employer 30-40 litres d’une solution de 0,2% de formol par 1 m? et couvrir ensuite la terre pendant 1-2 jours avec de la toile épaisse. Dans ce cas on n’ensemencera le champ qu'après une période de 8 jours.
Pythium megalacanthum. Brûlure du lin. Vlasbrand.
La brûlure du lin en Hollande est causée par le Pythium megalacanthum. La maladie est semblable à celle que cause en Belgique l’Olpidiaster radicis. Les symptômes de la maladie sont tellement comparables, que quelques auteurs qui ont étudié cette maladie en Hollande et qui ont trouvé sur presque toutes Les plantes malades le Pythium megalacanthum, ont mis en doute l'existence de l’Olpidiaster radicis comme cause du Vlasbrand. (Voir ci-dessus).
Le Pythium megalacanthum est constitué d’un mycelium épais, qui peut présenter quelques cloisons. Il forme des Sporanges dans les cellules épidermiques des jeunes racines de lin. Les sporanges sont cylindriques, ovales cu ronds.
Les zoospores se trouvent au nombre de 12-15 par z00sporange et ont un diamètre de 18-20 », suivant Dippexs (34) 12 y, quelques-unes même 24 ». Les oogones ont 36-45 L de diamètre et sont munies de pointes de 6-7 x de long. Les oospores
sont selon DE BarY rondes et de 27 , selon DibpExs de 53 mn de diamètre. Les anthéridies se trouvent {oujours à proximité des oogones (34). (Figure IL)
DibDENS (34) a appliqué, ccmme l’a fait MARCHAL pour l’'Olpidiaster radicis, la méthode de culture à l'étude du lin et de son parasite le Pythium megalacanthum. (Figure JIL)
D’après ses expériences, trop d’azote et manque de chaux favorisent la maladie et son développement,
L'expansion du parasite peut être empêchée si l’on arrache de suite les premières plantes atteintes. Si tout le champ est infecté il faut cesser pendant quelques années toute culture de lin sur cette terre.
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IT. — ASCOMYCETES.
Les Ascomycètes ont un thalle bien différencié, un mycélium cloisonné, ramifié et parfois même anastomosé, pouvant former un pseudo-parenchyme appelé stroma ou sclérote.
Le champignon se reproduit par spores endogènes ou ascospores produites par les asques ou thèques. Les ascospores au nombre de huit le plus souvent par asque, sont entourées chacune d’une membrane externe cutinisée: l’exospore. L’exospore montre le plus souvent un pore germinatif. La partie qui n’est pas employée à la germination des spores est appelée épiplasma.
Les asques groupés le plus souvent côte à côté sont entremêlés de cellules stériles ou paraphyses. L'ensemble forme l’'hymenium, souvent entouré d’un revêtement mycélien, le périthèce,
Un second mode de reproduction moins général consiste en la formation de ccnidies ou spores exogènes, extrêmement variées avec les espèces.
Les Ascomycètes présentent un polymorphisme très accusé. Les uns vivent en saprophytes, les autres en parasites chez l’homme, les animaux ou les végétaux.
L'ordre des Ascomycètes se divise en plusieurs sousordres. Nous étudierons ceux qui comprennent les parasites du chanvre et du lin.