PERONOSPORACEES
Le thalle des espèces de cette famille est filamenteux, continu et entouré d’une membrane.
La reproduction peut être sexuée ou asexuée. Elle est asexuée si elle se fait par sporanges donnant, soit des z00spores, soit des spores ordinaires.
Elle est sexuée par hétérogamie sans anthérozoïdes. L'œuf mûr s’entcure d’une membrane épaisse formée de deux couches.
Sous-Famille des Péronosporées.
Ces espèces se propagent dans l’hôte par un mycelium intercellulaire poussant des suçoirs dans les cellules,
La reproduction s'effectue par intermédiaire de filaments différenciés qui sortent par les stomates de la plante hospitalière et portent des conidies.
GENRE PERONOSPORA.
Dans le genre Péronospora les filaments conidiophores sont ramifiés par bifurcations successives et les rameaux terminaux se divisent en deux stérigmates inégaux. Les conidies en germant donnent directement un filament. Le mycelium porte des suçoirs fréquemment ramifiés.
Pseudoperonospora cannabina Otth
Syn: Peronospora cannabina Otth.
Mildiou du Chanvre Falscher Mehltau
Cette maladie n’a été observée jusqu’à présent qu’en Italie et en Suisse où elle a causé de grands dommages.
MASSALONGO l’a signalée pour la première fois en 1898 dans les cultures du chanvre aux environs de Ferrara. Mais on a prêté peu d'importance à ce fait. Quelques années plus tard à cause de la dispersion de la maladie, son étude a dû être reprise.
Les feuilles du chanvre présentent des taches jaunâtres et se déforment peu à peu. A leur face inférieure surtout dans les coins des nervures apparaît une moisissure de couleur grisâtre. Dans l’intérieur de la plante atteinte entre les cellules de tissus hypertrophiés se développent surtout le long de la moelle, les filaments conidiophores; d’abord incolores, puis prenant peu à peu la teinte brunâtre.
Elles sont d’après KIRCHNER (60) 100 x à 240 x de long sur 8 L d'épaisseur avec 2-3 bifurcations. Les conidies sont elliptiques de 30 x à 36 » de long sur 16 à 20 » de diamètre avec une membrane épaissie.
PEGLION (80) signale la présence dans les plantes atteintes du Tylenchus dévastatrix et explique ainsi le fait que les tiges de chanvre restent longtemps exposées à linvasion du parasite,