PERISPORIACEES
Le périthèce est complètement clos et ne s'ouvre pas. Les ascospores ne se libèrent qu'après la destruction plus ou moips irrégulière du périthèce.
Les parasites du lin appartenant à ce groupe font partie de deux familles: les Périsporiées et les Erysiphées,
Périsportiées :
Genre Thielavia Zopf.
Champignon à asques ovoïdes, contenant huit ascospores. À côté de cette reproduction sexuée on peut signaler une forme de multiplication par conidies et en outre présence dans certains cas de chlamydospores.
Thielaviopsis basicola Zopf.
Syn: Thielavia basicola Zopf.
Ce champignon décrit depuis longtemps comme parasite sur les racines de nombreuses plantes: lupin, tabac, pois, violette, begonia, betterave, a Cté récemment signalé par divers auteurs et dans différents travaux comme parasite du lin.
En 1927 KLErTSCHETOFF (61) dans ses recherches sur la fatigue du sol montre le dommage que peut causer ce parasite dans les cultures du lin.
En Allemagne SCHILLING (96) signale la présence de spores de Thielavia basicola sur le lin.
De même en Irlande PETHYBRIDGE, LAFFERTY et RHYKNE- HARDT (83) dans le troisième rapport «Investigations on Flax diseases» relèvent la présence de Thielavia.
Les symptômes de la maladie sont semblables à ceux de la brûlure du lin, causée par l'Astérocystis et le Pythium megalacanthum et ont été déjà confondus avec ces derniers. Sous l'influence du parasite les racines noircissent, les semis meurent au début de leur croissance; les racines se cassent et restent dans le sol. Dans les champs les plantes atteintes ne grandissent pas, jaunissent et se fanent. Sur les sols légers la maladie peut s’atténuer. Or, d’après leurs recherches en Hollande van DE MEER (75) ainsi que HARMANNA DIDDENS (34) signalent la présence de chlamydospores et de conidies du parasite sur le lin malade, mais soulignent que ce parasite n'est pas la cause de la brûlure du lin, ou Vlasbrand proprement dit.
Au microscope le parasite se révèle constitué par un mycélium formé par des filaments cloisonnés (3 à 7 » de longueur), les appareils de reproduction se forment à la surface des
plantes malades. Au début de petites conidies (endoconidies) se différencient; elles sont hyalines, ovoïdes, disposées en chainettes courtes à l’extrémité d'un tube ouvert. Plus tard on assiste à la formation de cellules à membrane épaissie qui sont des chlamydospores (25 à 65 x X 10 à 12 x) brunes, situées bout à bout à l'extrémité d’un support incolore trapu. À leur maturité elles se détachent les unes des autres et passent l'hiver à l’état de vie ralentie; la maladie est transmise par ces éléments au cours du printemps. Elle affecte les jeunes plantes.
Parmi les chlamydospores se trouvent de petits points noirs qui constituent les périthèces: én leur intérieur sont disposés des asques ovoïdes qui contiennent 8 ascospores brunâtres en forme de citron.
Comme remède en général, NEVEU-LEMAIRE (77) indique l’arrachage des plantes malades qui devront être détruites. Or ce procédé n’est pas très réalisable en grande culture. Selon ERIKSON (38) on devra assurer la désinfection de la terre par des solutions de formol à 1% (30 litres au m?); mais le prix de cette opération est réellement trop élevé pour qu’on puisse effectuer celie-ci en grande culture.
Il sera bon aussi de pratiquer pendant quelques années sur le sol infecté la culture de plantes résistantes à 1a maladie.
Erysiphées.
Ce sont des organismes à mycélium hyalin et ramifié, recouvrant les organes des plantes parasitées et envoyant par endroits des prolongements renflés qui pénètrent dans les cellules épidermiques et forment de véritables suçoirs.
La reproduction se fait par le mode asexué et par le mode sexué. Les conidies, généralement grosses et hyalines, sont disposées en chaînettes à l'extrémité de filaments droits, insérés perpendiculairement sur le mycélium. Les asques sont contenus dans des périthèces prenant naissance dans le mycélium, qui tantôt disparaît plus ou moins, tantôt persiste en entourant le périthèce. La surface des périthèces est munie d’appendices ornementaux, droits, courbés, ondulés, simples, ramifiés que l’on appelle des fulcres. Ces fulcres servent
beaucoup pour la classification de ces organismes. Les asques renferment des asccspores ovales, hyalines au nombre de 2 à 8. Ces champignons sont parasites de diverses plantes.
Erysiphe polygoni D. C.
Syn: Eivsiphe communis.
Erysiphe Martii Lev.
EÉrysiphe pisi D. C.
Oidium erysiphoïides Fr.
À la surface des feuilles et des tiges du lin, apparaît souvent un velours très fin et blanc dû à un Erysiphe. Ce champignon, observé à Cambridge sur «Linum usitatissimum» correspond à la forme conidienne de l’Ervsiphe polygoni [SALMON (88) |.
L’Erysiphe polygoni parasite un grand nombre de Dicotylédones. Il forme un mycélium de filaments délicats blanes toujours à la surface des organes envahis. Ça et là il y a émission de conidiophores; les spores qui poussent à l’extrémité de l'appareil ne restent pas adhérentes en longue chaîne, mais se détachent les unes des autres à mesure qu’elles mûrissent.
Les périthèces prennent naissance sur les organes épuisés, Jamais sur des feuilles vertes. Ce sont de petits organes ornés d’appendices irréguliers, hyalins cu bruns, allongés. Les asques sont peu nombreux, elles contiennent 2 à 8 spores slobuleuses, à pedicelles courts.
Erysiphe cichoriacearum D. C.
ALLISON (2) indique comme cause de la moisissure, décrite ci-dessus, lErysiphe cichoriacearum D. C.
Les pérythèces de ce parasite sont de 84,7 x X 14,2 x (en :
moyenne 112,5 x + 0,37 x) et contiennent 8-12 asques, qui sont de 15,9 — 20,3 u X 9,4 — 146 x.
Oidium lini Skoriz.
HomaA (54) a trouvé sur les plantes de lin atteintes par la moisissure à Erysiphées les conidies et les périthèces de l'Erysiphe Polygoni D. S. Mais, il souligne avoir trouvé à
côté une deuxième forme, qu'il considère comme lOïdium lini Skoriz.
Comme traitement des maladies à Erysiphées en général on a indiqué la sulfuration des plantes atteintes. Mais il est en pratique très difficile à employer dans les linières.
La prophylaxie consiste en fumage par engrais riche en potasse et en acide phosphorique.
2) PYRENOMYCETES
Les Pyrénomycètes sont des Ascomycètes, dont le périthèce arrivé à maturité, s'ouvre par un pore ou une fente étroite, Ces périthèces, simples et isolés, ou composés et unis par un stroma, ont une forme et une consistance variables. Il existe fréquemment des formes conidiennes, des pycnides ou des spermogonies.
La famille des Pyrénomycètes se subdivise en plusieurs sous-familles.
Sphaeriacées.
Les Sphaeriacées ont un périthèce dur, de couleur foncée, qui s'ouvre par un pore arrondi. Les périthèces sont tantôt libres et isolés, tantôt agglomorés par un stroma. Dans tous les cas leur paroi propre reste distincte. Les asques sont claviformes ou cylindriques, mêlés à des paraphyses et renferment des ascospores parfois au nombre de huit.
Botryosphaeria Marconit Cav.
Syn: Dendrophoma Marconii Cav.
Dans l'Amérique du Nord le chanvre est parasité par un Ascomycète «le Botryosphaeria Marconii Cay», d’après CHARLES et JANKINS (28).
Les feuilles du chanvre brunissent d’abord, se fanent et meurent, En moins de 15 jours toute la plante est envahie. La tige au-dessous de la branche malade pâlit, il se forme des taches jaunes de 6-12 mm. de longueur sur 2 à 6 mm. de largeur, sur ces taches apparaissent des points noirs et finalement la tige brunit toute entière. Au microscope nous pouvons voir la formation de pyenides, de macroconidies et de microconidies et en dernier lieu de périthèces de couleur brune.
Les microconidies. sont décrites le plus souvent sous le nom de Dendrophoma Marconii Cav; elles sont ovales ou rondes unicellulaires incolores 4-65 » de long sur 1,5-2 4 de large.
Les macroconidies sont elliptiques, unicellulaires, bleuâtres, de 16-18 y X 5-6. Les asques sont 80-90 » de long et 13-15 x de large et contiennent 8 ascospores incolores de 16-18 u X 7-8 p.
Sous-Famille des Hypocréacées.
Les Hypocréacées ont un périthèce charnu, à coloration vive. Cette sous-famille renferme plusieurs genres qui se différencient les uns des autres par l’existence où l'absence d’un stroma renfermant les périthèces, et par la structure des ascospores.
GENRE MELANOSPORA.
Les périthèces, à paroi molle et charnue, sont simples, isolés et arrondis, de couleur assez foncée et présentent quelquefois un col allongé. Les asques, en forme de massues et dépourvus de paraphyses, se gélifient rapidement. Les ascospores sont unicellulaires.
Melanospora cannabis Behr.
À la partie inférieure des tiges de chanvre parasitées par le Sclerotinia Libertiana (que neus verrons plus loin) il se forme souvent une moisissure rougeâtre, très épaisse. Cette moisissure appelée en allemand «Stiefel», ce qui veut dire botte, est causée par le Melanospora cannabis Behr.
Ce champignon, par lui seul ne cause jamais une maladie du chanvre, mais se développant dans les tissus des plantes atteintes par le Sclerotinia, il réduit de beauccup la qualité de la fibre.
D’après KIRCHNER (59) ce champignon présente au microscope des conidiocphores ramifiées, qui produisent des chaînes de conidies rougeâtres. Ces conidies sont ovales 4,4 nu — 5,5 y de long, sur 1,5 x — 2,5 L de large. Les asques sont ronds de couleur orange 0,3 mm. de long.
Les ascospores sont elliptiques, noirâtres, 22 » de long et 15 mn de large.
3) DISCOMYCETES.
Les Discemycètes sont des Ascomyeètes dont le périthèce est tapissé par un hymenium constitué par l’ensemble des asques et des paraphyses.
La déhiscence se fait à l’époque de la maturité au moyen de valves (couvercle ou large fente). Beaucoup de ces champignons présentent en outre une fructification conidienne, des pycnides ou des spermogonies.
GENRE SCLEROTINIA FÜCKEL.
Les asques ne se forment pas directement sur les filaments mycéliens, mais sur un sclérote bien différencié capable de mener pendant longtemps une vie ralentie.
Selerotinia Libertiana Fückel.
Syn: Sclerotinia Sclerotiorum Libert.
Peziza Kaufmanniana Tichomiroff.
Hanfkrebs.
En 1868 TiICHOMIROFF (107) à Moscou a décrit sous le nom de Peziza Kaufmanniana un champignon qui causait de grands ravages dans les cultures du chanvre en Russie. Les recherches de DE BarY 1882 (9) ont démontré que ce champignon est identique au Sclérotinia Libertiana, qui parasite en outre le lin, la betterave, le topinambour, la pomme de terre, la carotte, le maïs, le haricot, le pois, la fève, le tabac, la laitue, la chicorée etc. Cette maladie a été observée sur le chanvre en Alsace par BEHRENS en 1891 (13).
C’est le parasite le plus dangereux du chanvre. Les plantes atteintes par ce parasite ne se développent plus normalement et arrivent rarement à la floraison. Le foyer principal de la maladie se trouve dans la moelle de la tige. Il y apparaît une moisissure blanchâtre qui se répand dans tous les organes et tous les tissus, formant de place en place des sclérotes noirs. Ces selérctes sont quelquefois superficiels, maïs le plus souvent enfoncés dans les tissus.
Dans les sols humides et par temps pluvieux, surtout dans les cultures forcées, le parasite se développe avec abondance.
Ses filaments mycéliens se répandent tout autour et infectent les plantes voisines. Celles-ci se recouvrent alors à partir du sol d’une moisissure cotonneuse blanche.
Le parasite lui-même est formé par un mycélium rameux, cloisonné, hyalin, quand il rencontre une plante il pousse des crampons. Avant de pénétrer dans les cellules de l'hôte il détruit les cellules par l'effet d’une diastase (cytase) qu’il sécrète. En effet, les cellules attaquées s’altèrent, et se désorganisent complètement. DE Bary, en pressant des tissus ainsi attaqués, en a extrait un liquide acide très riche en acide oxalique, contenant une diastase destructible par la chaleur, capable de décomposer la cellulose.
On ne lui connaît pas de forme conidienne; cependant quelques auteurs veulent avoir obtenu en culture des conidies semblables à celles du Sclerotinia Fuckeliana. Monsieur le Professeur Fœx a pu nous assurer que le Sclerotinia Libertiana ne forme jamais de conidies.
Quand le milieu nutritif est pauvre ou épuisé, il se forme des sclérotes par enchevêtrement de filaments à membrane épaissie, dont les éléments extérieurs se différencient en une sorte d’écorce noire. La forme et la dimension de ces sclérotes (1 mm. à 1 cm.) varient suivant les conditions où ils ont pris naissance.
L’analyse des cendres a donné 0,39% de Ca, 25,87% de K, 18,89% de Na et 48,67% d’acide phosphorique. Sorauer 1890.
Les sclérotes peuvent rester longtemps en vie ralentie sans germer. Placés dans la terre humide, ils donnent naissance à des pousses filiformes, qui s’évasent à leur sommet et s’'épanouissent en petits disques jaunâtres ou fauves. Ce sont les fructifications ascosporées. À maturité la surface hyméniale est à peu près plane avec une petite dépression centrale. Les asques cylindriques bleuissent au sommet par l’iode, et projettent avec force leurs spores. Celles-ci sont ovales, incolores, 9 à 12 x de long et 4 à 5 x épais. Elles germent en reproduisant le mycélium, Mais d'après les expériences de DE Bay (9) le mycélium est incapable d’ attaquer une plante vivante, s’il n’a vécu auparavant en saprophyte sur une plante morte. Fait vérifié depuis à maintes reprises par Monsieur le Professeur F«œx.
La lumière est sans influence sur le parasite. En ce qui concerne la température, il se développe déjà à + 1°. La température optima est 20°.
On cultive ce champignon facilement sur milieux artificiels: sucs de fruits, solution 5-10% de glucose avec peptone. Il pousse non seulement en milieu acide, mais aussi en milieu neutre avec production d'acide oxalique. Il donne un feutrage blanc, sans fructification et émet au contact des parois du verre des crampons analogues à ceux produits sur les hôtes.
Quand le Sclerotinia Libertiana envahit les cultures il faut arracher les plantes malades et les détruire par le feu. On doit en outre alterner les cultures et éliminer par l’assolement les plantes capables d’héberger le parasite.
FLAcHs (40) signale ce parasite sur le lin en Allemagne. Il produit sur le lin la même maladie et se développe dans les mêmes conditions que sur le chanvre.
Botrytis cinerea Persoon.
Syn: Sclerotinia Fuckeliana de Bary.
C'est peut-être la maladie des plantes la plus commune et la plus répandue.
Appelée: maladie de la «Toile», de la «Pourriture grise de la vigne», de la <Pourriture noble», «maladie à Sclérote du Chanvre», «<Bctrvytis vulgaris», «Botrytis Polycatis», «Botrytis Douglasii», elle a été l’objet des plus nombreuses confusions et discussions.
C’est un parasite très dangereux du chanvre ainsi que du lin,
Il a été observé sur le chanvre en Alsace, dans le Grand Duché de Bade, en Russie et en Hongrie. BEHRENS (13) l’a signalé en Alsace sur le chanvre parasité en même temps par le Sclerotinia Libertiana. Il l’a considéré comme forme conidienne de ce dernier. SmrrH RALPH (101) a montré que ce n’est pas la forme conidienne du Selerotinia Libertiana, mais que la forme conidienne du Botrytis cinerea est accompagnée régulièrement sur le chanvre du Sclerotinia Libertiana,
I se présente sous l'aspect d'une moisissure grise, cendrée, qui apparaît sur les feuilles et les tiges du chanvre et du lin et se développe dans.tous les tissus. (Figure IV.)
Ce parasite a été observé aussi dans les graines.
Les filaments mycéliens pénètrent dans la tige de la même manière que le Sclerotinia Libertiana en formant des crampons et sécrétant une diastase, qui détruit les cellules. RALPH SMITH (101).
Le mycélium est composé de filaments brunâtres, ramifiés au sommet. Les spores sont des fructifications conidiennes, disposées en grappe; elles sont ovales et brunes. 10 BATIR de longueur, 7 x à 10 4 d'épaisseur. Le mycélium forme aussi çà et là dans la plante parasitée des sclérotes, noirs à l’extérieur et blancs à l’intérieur, qui atteignent au maximum une longueur de 5 mm. Les sclérotes produisent les asques très nombreux, chaque asque contient huit spores.
La forme conidienne se cultive facilement sur divers milieux; la température optima étant d'environ 25°, À 41° le parasite ne pousse plus d’après ISTVANOFF (55).
Quand les conditions deviennent défavorables on voit se former des sclérotes analogues à ceux qui se développent dans les milieux naturels.
Le Botrytis cinerea a été considéré longtemps comme un champignon spécial n’ayant aucun rapport avec les Ascomycètes. «Depuis, dit BONNIER, on a reconnu que le champignon issu du développement des spores de Sclerotinia Fukeliana était identique au Botrytis cinerea».
Cependant les travaux relatés par ErIKsoN tendent à faire de Botrytis une espèce indépendante, dont les selérotes après hibernation ne produiraient que la forme Botrytis, mais ne développeraient jamais de conidies qui sont les fructifications de Sclerotinia Fukeliana.
De nombreuses recherches ont été faites en vue de lutte et de la destruction du parasite.
M. Fœx indique d'éviter l'excès d'humidité dans les champs.
Dès que le parasite fait son QU RU arracher les plantes et les détruire par le formol à 1% ou 2%
SORAUER (105) conseille de répandre de la chaux vive ou du plâtre pour protéger les autres plantes.
D’après Trurraur (113) les combinaisons sulfureuses, c'est-à-dire, les solutions de polysulfures alcalins de 3 à 9 grammes par litre semblent donner les meilleurs résultats, de même que les solutions de bisulfite de chaux à 5%.
J DE SOKOLNIKI a employé avec succès pour la désinfection du sol la poudre de composition suivante:
UE PE a ae ame LM à 20 kg.
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Chaux hydraulique .......... RES 20 > Cimentide Partiand ........:.... Lo SFR ON PO OR IN USER STE
MM. ViaLa et GOUIRAUD ont fait d’intéressantes études sur l’action comparée des sulfates de nickel et de cuivre. D’après leurs expériences les sels de cuivre ont peu d’action sur la germination du Botrytis cinerea. La dose qui s’oppose à la germination du Botrytis cinerea est de 5% de sulfate de cuivre. Il n’en est pas de même du sulfate de nickel qui à poids égal s’est montré 40 fois supérieur au sulfate de cuivre; en solution à 2% la germination des spores est presque entièrement entravée.
Le carbonate de nickel a donné comparativement à la bouillie bourguignonne la même supériorité; car tandis qu’il faut une bouillie cuprique de 7,5% pour empêcher les spores de germer au bout de 16 heures, une bouillie de nickel à 1% produit le même effet.
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sam b et Ut Sjéotth 1 2