‹ Les Maladies de l'oreille et leur traitement, par le Dr Arthur Hartmann,... Ouvrage traduit sur la 4e édition (1889) et annoté par le Dr PotiquetChapitre 11 sur 57 · Epreuve de Weber · texte numérisé non relu

Epreuve de Weber

Nous avons vu plus haut que, lorsqu’un sujet à audition normale applique la main sur son oreille ou en bouche le conduit avec le doigt, le son d’un diapason placé sur la ligne médiane de la tête est entendu renforcé du côté bouché. C’est ce qui se produit lorsqu’il existe dans le conduit ou dans la caisse un obstacle à la transmission des ondes sonores.

Mettons que, dans un cas donné, nous avons établi par l’examen avec la montre, l’acoumètre de Politzer ou la parole, qu’il n’y a qu’une oreille de sourde ou que, les deux oreilles étant atteintes, l’une est plus sourde que l’autre ; dans ce cas, nous diagnostiquerons une affection de l’appareil de transmission si, le diapason en vibration placé sur la ligne médiane de la tète, le son en est nettement entendu de l'oreille sourde ou, l’affection étant bilatérale, de l’oreille la plus sourde. Si c’est l’inverse qu’on constate, si le son du diapason est perçu par l’oreille qui entend le mieux, on conclura à une lésion de l'appareil de perception. Insistons cependant sur ce fait que cette épreuve,

DIAGNOSTIC

dite épreuve de Weber, ne conduit pas à un diagnostic offrant une certitude, car les résultatsqu'on obtient avec elle sont assez souvent contradictoires. Ainsi Cholewa, dans les recherches qu'il entreprit à ma policlinique sur les cas étiquetés sclérose de l’oreille moyenne, a trouvé très souvent le son du diapason perçu par l’oreille entendant le mieux. Il en tira comme conséquence qu’il n’existait pas d’ankyloses, et pratiqua le ténotomie du tenseur du tympan avec succès.

M. Gellé a donné pins d’extension à l’épreuve de Weber. Le diapason en vibration placé sur la tête, il comprime l’air dans le conduit auditif au moyen d’un ballon faisant suite à un tube en caoulcliouc introduit dans l’oreille ; par là, le son du diapason se trouve affaibli si l’oreille est saine ou dans certaines conditions pathologiques. Il serait- possible, suivant M. Gellé, d’établir, au moyen de cette épreuve, le diagnostic différentiel entre les affections de l’oreille moyenne et celles de l’oreille interne, le son devenant plus faible dans celles-ci, restant sans changement dans celles-là. Malheureusement les observations, les expériences les plus variées instituées en particulier par Politzer et Bezold, ont montré que les résultats qu’on oblient avec cette épreuve sont des plus infidèles.

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