III. IV
aérienne le la n’est pas entendu, ut 6 et sol 0 ne sont pas non plus entendus à gauche et sont mal perçus à droite, tandis que ut 3 et ut,„ sont relativement bien perçus. Le diapason à son grave la étant bien entendu par les os, cela permet de conclure que l’appareil de transmission participe à l’affection.
Il est à remarquer, au sujet de cette épreuve avec divers diapasons, que le temps pendant lequel ils vibrent varie pour chacun
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d’eux, et que l’intensité du son d’un diapason décroît suivant une progression qui n’est pas mathématique, mais géométrique. Mais ce qui importe, ce n'est pas de déterminer avec précision/suivant les lois de la physique, la faculté de perception, c’est simplement d’établir les diverses modalités de la surdité par la comparaison des résultats obtenus au moyen d’une même méthode. Qu’on soit en mesure de le faire, c’est ce que montrent et l’expérience et l’équivalence des résultats qu’on obtient avec ces épreuves dans des affections analogues.
Une circonstance qui s’oppose à ce que l’emploi de cette épreuve de l’audition avec plusieurs diapasons se généralise, est que l’examen dans son entier exige beaucoup de temps, surtout lorsqu’il s’agit d’affections bilatérales. Cependant, lorsqu’il s’agit d’établir un diagnostic rigoureux, il est absolument nécessaire de déterminer la faculté de perception pour un assez grand nombre de sons distincts : aussi l’emploi de cette méthode s’impose-t-il alors, bien qu’il exige un certain temps.
Les diapasons qui, d’une manière générale, conviennent le mieux pour cette méthode d’examen, sont ceux qui sont perçus pendant trente à cinquante secondes environ par une oreille normale. Une vibration de plus longue durée, avec laquelle l’examen prend beaucoup de temps, n’est pas nécessaire.
L’épreuve de la perception osseuse avec des diapasons à note élevée présente une cause d’erreur qui consiste en ceci : le son du diapason placé sur les os est entendu aussi longtemps, parfois même plus longtemps, par l’air que par les os. Yoici ce qu’on doit faire lorsqu’il y a doule : on recherche d’abord le nombre de secondes pendant lequel le diapason est entendu lorsqu’on le place sur l’os; ce point déterminé, on renouvelle l’épreuve, mais en ayant soin d’éloigner un peu le diapason de l’os avant que le nombre de secondes précédemment obtenu ne soit atteint, et oh. demande au sujet s’il entend encore le son. Si sa réponse est positive, on doit admettre que le diapason était entendu par l’air dans la première épreuve; si elle est négative, le son était entendu par l’os. Suivant Bezold, l’appareil de transmission ne joue dans la perception des notes élevées qu’nu rôle tout à fait insignifiant, ou même il n’y entre pour rien.
Le profit à tirer des constatations anatomo-pathologiques gagnera également au perfectionnement de nos méthodes d’examen de l’audition. Malheureusement, les autopsies de sujets
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ayant été pendant leur vie l’objet d’un examen minutieux sont encore peu nombreuses.
Moos et Steinbrügge, dans urt cas extrêmement intéressant qu’ils examinèrent, cas où il y avait pendant la vie surdité complète pour les sons élevés et pour la parole, trouvèrent, à l’examen histologique, une atrophie des filets nerveux du premier tour de spire du limaçon, conformément à la théorie deHelmholtz, d’après laquelle ce tour de spire est destiné aux sons élevés et les tours de spire supérieurs aux sons graves.
Moos attira le premier l’attention sur ce fait, que la perception des sons élevés importe davantage pour la compréhension du langage que celle des sons graves. La faculté de perception pour les sons graves peut être absolument normale, tandis que les sons élevés sont mal perçus ou ne le sont pas du tout; dans ces cas, la parole est mal entendue ou ne l’est pas du tout.
Le pouvoir auditif pour la parole est-il totalement ou presque totalement aboli, on doit conclure à une affection de l’appareil nerveux.
e. — EXAMEN DE L’AUDITION LORSQU’ON SOUPÇONNE LA SIMULATION.
Si l’on soupçonne qu’une surdité partielle ou totale est simulée, il faut, en premier lieu, se livrer à un examen rigoureux des deux oreilles; les altérations qui pourraient exister permettront de tirer quelque conclusion relativement au degré de surdité. Il faut, dans cet examen, distinguer suivant qu’il s’agit d’une surdité partielle ou totale, unilatérale ou bilatérale.
S’il s’agit d’une surdité partielle, il faut en déterminer rigoureusement le degré, après avoir fermé les yeux de celui qu’on soupçonne de simulation. Comme des examens répétés donnent constamment le même résultat chez ceux qui ne simulent pas, on peut tirer de cette épreuve quelques indices sérieux propres à faire reconnaître la simulation.
A-t-on affaire à une surdit’é totale bilatérale, il s’agit, dans ce cas, de démasquer celui qu’on soupçonne en l’observant attentivement ou en le surprenant brusquement, alors qu’il pense n'être pas observé.
Dans le cas de surdité simulée unilatérale totale ou très prononcée, il est un procédé qui m’a été plusieurs fois fort utile. Le voici : je me poste sur le côté du malade, l’oreille saine de celui-
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ci tournée de l’autre côté, je lui fais croire ainsi’que je n’examine que l’oreille tournée vers moi et qu’il dit sourde. Celui qui simule dit ne rien entendre, bien qu’il puisse le faire par l’oreille saine ; la supercherie est ainsi démontrée. Voltolini (1) recommande un procédé analogue, il conseille d’introduire dans l’oreille soi-disant sourde un gros tube acoustique en forme de trompette, ou encore de boucher en apparence l’oreille saine avec un bouchon troué. Moos bouche l’oreille saine avec un tampon de charpie, et place sur le milieu de la tête le diapason mis en vibration. Si le sujet examiné affirme ne pas entendre du tout le diapason, même du côté sain, il est sans nul doute un simulateur. Teuber place un tube en caoutchouc dans chacune des oreilles du sujet à examiner, et celui-ci doit répéter vivement les mots prononcés dans les tubes. S’il répète aussi ceux qui ont été prononcés dans le tube conduisant à l’oreille dite sourde, son imposture est établie.