‹ Les Maladies de l'oreille et leur traitement, par le Dr Arthur Hartmann,... Ouvrage traduit sur la 4e édition (1889) et annoté par le Dr PotiquetChapitre 16 sur 57 · La douche d’air · texte numérisé non relu

La douche d’air

On désigne sous le nom de douche d’air l’insufflation d’air dans l’oreille moyenne par la trompe d’Eustache ; cette insufflation se fait par différents procédés; elle est un moyen de diagnostic et un moyen de traitement. A Deleau revient le mérite d’avoir le premier reconnu sa grande valeur pour le traitement des maladies de l’oreille; à la suite des résultats surprenants qu’il en avait obtenus, il la recommanda avec tant d’emphase qu’Itard dut lui rappeler sentencieusement qu’il n’y a que Dieu qui puisse donner l’ouïe à l’homme simplement d’un souffle.

Les procédés d’insufflation d’air dans l’oreille moyenne sont les suivants :

1° L’expérience de Valsalva. On fait suivre une inspiration profonde d’un mouvement expiratoire, la bouche et le nez bouchés : la pression à laquelle est soumis l’air expiré le chasse dans la caisse.

2° Le procédé de Politzer. Un mouvement de déglutition a pour effet de séparer la portion supérieure de la portion inférieure du pharynx, par l’adossement du voile du palais à la paroi

(1) Monaisschrift für Ohrenheilkunde, n° 9, 1882.

DIAGNOSTIC

postérieure du pharynx, et d’ouvrir en même temps la trompe d’Eustache. C’est pendant ce mouvement qu’on condense l’air dans les fosses nasales en l’y poussant sous une pression variable, soit à l’aide d’un ballon en caoutchouc, soit avec un appareil à compression spécial.

3° Le cathétérisme. Un cathéter est introduit dans l’orifice de la trompe, et on pousse par ce cathéter directement dans la caisse de l’air condensé dans un ballon en caoutchouc ou dans un appareil à compression.

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