FRÉQUENCE, ÉTIOLOGIE ET PROPHYLAXIE DES MALADIES DE L’OREILLE
Les maladies de l’oreille sont très fréquentes ; de Trœltsch se croit autorisé à admettre qu’à l’âge moyen de la vie, de vingt à cinquante ans, sur trois sujets il y en a sûrement un qui n’entend pas bien et d’une manière normale, au moins d’une oreille. Nous possédons des relevés exacts sur la fréquence de la surdité dans l’enfance. Ainsi Reichard (1), qui pour ses examens ne se servit que de la montre, impropre pour cet objet, sur 1,055 enfants, en trouva 22,2 p. 100 durs d’oreille. Les recherches les plus étendues sont dues à Weil (2) qui examina 5,905 enfants à Stuttgart. Il trouva des bouchons de cérumen chez 11 p. 100 des garçons et chez 15,1 p. 100 des filles; chez 8,2 p. 100 des garçons, chez 6 p. 100 des filles il existait un pli postérieur (enfoncement de la membrane); il y avait otite moyenne suppurée chez 1,9 p. 100 des garçons et chez 2,3 p. 100 des filles; des plaques calcaires existaient chez 1,5 p. 100 des garçons, chez 0,9 p. 100 des filles. Plus de 30 p. 100 des enfants examinés étaient durs d’oreille. Somme toute, l’audition était meilleure dans les écoles fréquentées par les enfants appartenant aux classes aisées que dans celles suivies par les enfants pauvres. Bezold (3), à Munich, sur 3,836 oreilles appartenant à 1,918 écoliers en a trouvé 79,25 p. 100 normales et 20,75 p. 100 avec des altérations pathologiques. Ces dernières entendaient la voix chuchotée à 8 mètres et moins de
(1) Petersburger medicinische Wochenschrift , n» 29, 1878.
(2) Zeitschrift filr Ohrenheilkunde, t. XI, p. 10G.
(3) Zeitschrift filr Ohrenheilkunde, t. XIV, p. 253.