‹ Les Maladies de l'oreille et leur traitement, par le Dr Arthur Hartmann,... Ouvrage traduit sur la 4e édition (1889) et annoté par le Dr PotiquetChapitre 8 sur 57 · Examen avec le stylet · texte numérisé non relu

Examen avec le stylet

Parfois l’examen visuel ne suffit pas, à lui seul, à nous faire connaître l’état des parties; pour le déterminer, il faut prendre le stylet en main (fig. 8). Le stylet ne doit, dans aucun cas, être introduit au hasard dans l’oreille ; l'œil doit toujours suivre exactement son extrémité sous la lumière du réflecteur. L’emploi du stylet exige les plus grandes précautions; ce n’est qu’en s’y exerçant qu’on apprend à le manier d’une main sûre, car il est difficile d’apprécier les dimensions en profondeur par la vision monoculaire, et cela ne s’apprend que par la pratique. On emploie exclusivement des stylets en argent, très fins et coudés en leur milieu.

A l’aide du stylet, on s’assure de la nature des néoplasmes ou des corps étrangers qui occupent le conduit auditif externe. S’il existe des granulations ou des polypes, on cherche à établir où est leur point d’implantation en les soulevant, en les repoussant par ci et par là, en les circonscrivant avec l’extrémité du stylet (Politzer). On établira, encore à l’aide.du stylet s’il existe des régions atteintes de carie et, avec son extrémité recourbée en crochet (voy. fig. 8), on déterminera leur profondeur.

L’attouchement de la membrane est le plus souvent désagréable et douloureux pour les malades. Quand il y a eu suppuration de l’oreille moyenne, dans la sclérose de la caisse,-on trouve assez souvent une grande insensibilité de la membrane. Lorsque celle-ci offre une perforation de grandeur moyenne, on peut reconnaître l’état de la muqueuse de la caisse. 11 est possible, avec le stylet recourbé en crochet, d’explorer les parties de cette dernière qui ne sont pas accessibles à la vue. On découvre ainsi dans la caisse des amas de sécrétion épaissie, des polypes se dérobant au regard ou des régions atteintes de carie.

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