Die Stôrungen der Spra:he, p
LES AMNÉSIES PARTIELLES
jectifs pris dans un sens particulier enfin viennent ; adjectifs et les verbes qui expriment des qualités, s manières d’être, des actes. Les signes qui tradui- [it immédiatement des qualités périssent donc les rniers. Le savant dont parle Gratiolet qui, oubliant us les noms propres, disait : « Mon confrère qui a it telle invention, » en revenait à la désignation r les qualités. On a remarqué aussi que beaucoup diots n’ont de mémoire que pour les adjectifs (Itard). , notion de qualité est la plus stable, parce qu’elle . la première acquise, parce qu’elle est le fond de s conceptions les plus complexes.
Comme le particulier est nécessairement ce qui a le lins d’extension et le général ce qui en a le plus, on ut dire que la rapidité avec laquelle la mémoire des nés disparaît est en raison inverse de leur extension, icomme, toutes choses égales d’ailleurs, un terme a iutant plus de chances d’être répété et fixé dans la I moire qu’il désigne un grand nombre d’objets, et Iutant moins de chances d’être répété et fixé dans la (moire qu’il en désigne un petit nombre, on voit que de loi de dissolution repose en définitive sur des éditions expérimentales.
e compléterai ces remarques par le passage suivant 1 Kussmaul : «. Quand la mémoire diminue, plus un ( cept est concret, plus le terme qui l’exprime manque ’j:. Ce qui en est la cause, c’est que notre représentaiides personnes et des choses est plus faiblement
« La transformation de l’adjectif en substantif, qui a été un k procédés constants de la formation des langues, se voit mre de nos Jours : par exemple un Lon de la banque, un brila un volant » (F. Baudry, De la science du langage et de so?i U actuel, p. 9).
Hibot. — Mémoire.
134 LES MALADIES DE LA MÉMOIRE f
liée à leur nom que les abstractions, telles que leur étal . leurs rapports, leurs qualités. Nous nous représenton'! facilement les personnes et les choses sans leurs noms^; parce qu’ici l’image sensorielle est plus important: que cette autre image qui est le signe, c’est-à-dire leu nom. Au contraire, nous n’acquérons les concepts abstraits qu’avec l’aide des mots qui seuls leur dor, nent une forme stable. Voilà pourquoi les verbes, le adjectifs, les pronoms et encore plus les adverbes, le, prépositions et les conjonctions sont plus intimemei liés à la pensée que les substantifs. On peut se figure que, dans le réseau de cellules des couches corticale! il doit se passer des phénomènes d’excitation et d combinaison beaucoup plus nombreux pour un cori cept abstrait que pour un concept concret; et que ps^ conséquent les connexions organiques qui lient uc idée abstraite à son signe sont beaucoup plus nom. breuses que pour le cas d’une idée concrète ^ ». Tr; duite en langage psychologique, cette dernière phras' équivaut à ce que nous avons dit plus haut : que 1 stabilité du signe est en raison de son organisatioi ' c’est-à-dire du nombre des expériences répétées et eri registrées.
La science du langage nous fournit aussi des indic; j lions précieuses pour notre sujet. Au risque de fatigue ; le lecteur par un excès de preuves, je me garde de le négliger. L^volution du langage s’ést faite, comme o I devait s’y atfëiTdre, dans un ordre inverse à celui c f la dissolution chez les aphasiques.
Avant d’invoquer en faveur de notre loi le dévelo) ^