LES MALADIES DU CŒUU ET DE L\\ORTE
Qi traitement médicamenteux de V hyper sthénie avec hyperchlorhydrie, ou emploi judicieux des préparations de belladone et de Vatropine quaDd il y a augmentation sensible de riICl libre ; régime et traitement des dyspepsies de fermentation quand l'acidité gastrique est due à des acides organiques; enfin usage des opiacés (latulanum y chlorhydrate de morphine ou poudre d'opium brut), de la cocaïne , de Veau chloroformée quand les.crises gastriques douloureuses sont dues à un spasme musculaire ou à l'hyperesthésie de la muqueuse.
udrspepsie ^^^^ '^^ ^^^ ^^ troisièmc groupe (insuffi-
paranémie saucc gastrique avec ou sans fermentations chez des malades du même type que ceux du groupe précédent) , l'indication gastrique passe au premier plan et le malade doit être traité comme un dyspeptique ordinaire, à moins que (les incidents de la maladie causale ne réclament leur médication habituelle. Évidemment le traitement anti-dyspeptique sera cessé dès que les fonctions de Testomac, rétablies, permettront de reprendre la médication cardio-artérielle.
La paralysie D^HS Ics cas plus rarcs du quatrième groupe où
de iMtomao. jj^ difaiaiion vraie de l'estomac est due à une paralysie du pneumogastrique, l'indication est de réveiller l'activité des nerfs parésiés ^et d'empêcher la stase gastrique. Le pilocarpine aux doses minimes de 0,001 à 0,005 fractionnées en 24 heures, la digitale, 1a digitaline, etc. , d'une part, le traitement stimulant des hyposthénies, le massage doux de l'estomac, le régime s^c(HucHARD), d'autre part, seront alors indiqués.
La dyspepsie Les cas du cinquième groupe réclament la
mécanique, ponction abdominale ou thoracique.
Les dyspepsies Lcs dyspcpsies m édicamcu tcuscs caractériïnédicamenteMes. g^^g pj^j, j^g vomisscmcnts ct Ics autrcs signcs de rin-
lolérance gastrique seront soumises au repos stomacal aussi absolu que possible, avec le régime lacté exclusif.
L'artériosclérose Enfin Icsdyspcpsies par artério-sclérose locale, 1 estomac. ^^^ y^^ ^^ pourra guère diagnostiquer que par exclusion, relèveront du traitement classique, mais encore bien incertain, deTartério-sclérose.
j^g La pratique présente souvent des difficullés décon-
compucauons certantcs d'apparence et semblant sortir du cadre que
cardio-pnlmonairos ,
d'origine je vieus de tracer. H s agit surtout des cas où la gastrogastrique. patrie, d'originc cardiaque ou non, retentit à son tour
sur le cœur *. Parmi les cas qui peuvent se présenter dans la pratique,
deux surtout méritent de fixer votre attention.
Us maladies Voici un milral dont le cœur s'affole ou devient
mitraies. arythmique : la premièi*e idée qui vient, c'est de lui donner de la (i{i//i7a/6. Mais la maladie cardiaque a retenti sur l'estomac; le mitial est de plus dyspeptique; son estomac distendu est le siège de fermentations acides et gazeuses dont les produits provoquent une excitation réflexe qui a pour conséquence une contraction exagérée avec hypertension des vaisseaux pulmonaires, d'où obstacle dans la circulation du cœur droit. Le cœur et le poumon sont pris, comme le dit HuCHART), entre la sténose auriculo-valvulaire gauche, qui élève la tension dans la petite circulation, et l'estomac dont les troubles fonctionnels aboutissent au même résultat. Que fera la digitale dans un cas pareil ? Elle aggravera les troubles dyspeptiques et par conséquent l'état du cœur. Tandis que, si vous soignez l'estomac, vous avez les plus grandes chances de régulariser, pour un temps, la fonction cardiaque.
HucHARD* cite le cas d'une mitrale latente au point de vue fonctionnel, hyperchlorhydrique, qui, sous l'influence d'un régime lacié absolu mal toléré et donnant lieu probablement à des fermentations butyriques, fut prise d'affolement cardiaque avec pouls misérable, dyspnée intense, cyanose, refroidissement, expectoration sanguinolente et foyer de rûles sous-crépitants faisant craindre l'imminence d'un infarctus pulmonaire. Un infarctus pulmonaire produit par l'usage immodéré du lait, voilà, dit Huchard, un fait extraordinaire en apparence! Mais il devient facile à comprendre d'après la pathogénie précédente. Aussi Huchard, au lieu de donner la ditjitaley supprima le lait et le remplaça par une alimentation mixte (viandes hachées et bien cuites, œufs peu cuits, purées de légumes, etc.); en 48 heures, disparurent des accidents cardio-pulmonaires qui menaçaient d'être très graves si l'on eût employé la médication anti-asystolique.
u dyspepsie ^^' HtJCHARD a bicu moutré que, dans les cardiopa-
*o»*- thies artérielles, on voyait survenir, souvent dès le
alimentaire. ' j »
début, desdyspnées(dyspnées d'efforts, dyspnées
t. Voyez page 639.
2. H. Huchard. — Revue générale de clinique el de Ihérapeutiquet 16 mai 1896.
LES MALAItlES DU CiKUR ET DE L'AOltTE 811
paroxystiques nocturnes) qui prennent peu à peu une part dominante dans la symptomatologie et que l'on a désip^nées souvent sous les noms de pseudo-asthme cardiaque ou pseudo-asthme aortique. Pour Huchard cette dyspnée a une origine stomarale ou mieux toxi-alimentaire. Le meilleur moyen de la faire naître, c'est d'insister sur le régime carné; le meilleur moyen de la faire disparaître, c'est d'ordonner le régivie lacté exclusif. Beaucoup d'auteurs considèrent cette dyspnée comme une manifestation urémique. Gomme le dil fort bien Huchabd, c'est une erreur palhogénique, puisque l'ui'émie dépend d'une intoxication complexe et que cette dyspnée est liée à une intoxication alimentaire ; c'est aussi une erreur thérapeutique, puisque la notion d'urémie n'implique pas d'une façon aussi absolue que la notion loxi-atiraentaire un radical changement de l'alimentation.
Cette dyspnée, si elle s'accentue ou persiste, sera, elle-même, une cause d'asystolie contre laquelle la digitale sera absolument impuissante, tandis que le rér;tm« 'acjé a6so/u, supprimant la cause de la dyspnée, remédiera aussi à ses conséquences.
CINQUIEME LEÇON