ET LES NÉVROSES STOMACALES
LA N£URA5TUË:iIE - LES PSYCHOSES — LES NÉVROSES GASTRIQUES MOTRICES SENSIBLES, SECRËTOIRES, VASO-MOTRICES
La dyspepsie neurasthénique et la nsuraathénie dyspeptique. — : La forme mixte. — Le chiroiime stomacal. — L'nbsence de caraciéris tique clinique. — Le iraitement. — L'estomac dans les psychoses.
j^ Les maladies du système nerveux occupent
ritantinamoiti une place considérable dans l'éliologie des dyspepsies dsi nuiidiH et, à maintes reprises, je vous ai montré qu'elles figunerraniu. (.gieni aussi souveut dans leurs causes que dans leurs letentissemeûls. Ainsi vous vous rappelez qu'il y a deux variétés de l'hyperslhénie aiguë qui n'ont pas d'autre origine, et que la neurasthénie comprend la dys])epsie parmi les éléments de son syndrome. Clïniquement, il est fort malaisé de discerner la neurasthénie h prédominance dy^peptique des accidents neurasthéniques engendrés par les troubles de la Tonclion stomacale et, comme je vous l'ai déjà dit, le résultat du traitement permet seul de poser le diagnostic dans ta grande majorité des cas.
La dnpspua '^'^^^ grâcc BU traitement que l'on peut ainsi résoudre
DtoTuthéiiiqaB les divergences qui séparent les auteurs et les divisent u DBiir>Miitii]« en deux groupes : les neuropathologistes avec Gharcot drvepuqiu. fajsani^ ,]e toutes les gaslropathies associées à la neurasthénie, des localisations gastriques de celle-ci, tandis que les spécialistes de l'estomac considèrent la neurasthénie concomitante comme
LES MALADIES DU SYSTÈxME NERVEUX ' 813
une intoxication nerveuse d'origine gastrique ou comme Texpression de la réaction individuelle d'un terrain antérieurement névropalhique sur lequel la dyspepsie s'est développée. Or, comme il y a des cas où le traitement anti-dyspeptique a raison delà neurasthénie, je suis en droit de déclarer que la dyspepsie était alors primitive, tandis que je range dans la neurasthénie dyspeptique les cas qui, rebelles au traitement stomacal, sont améliorés par le traitement nervi n.
La A ces deux types essentiels, s'ajoute un troisième
forae mixte, jyp^ ^^ y^ neurasthénie secondaire impose à la dyspepsie primitive une permanence qui résiste au traitement antidyspeptique et réclame une délicate association du traitement nervin.
i^ Mais, contrairement aux opinions courantes, je ne
nwrathénie pensc pas que la neurasthénie dyspeptique reconnapas uaissc uu type stomacal invariable. Bouveret dit qu'il stomacal y^ atouic gastro-iut cs tiualc avcc diminution ou persoimei. mênie supprcssiou de l'acide chlorhydrique. A. Mathieu admet qu'elle affecte la forme nervo-motrï ce avec ou sans dilatation, sans modification certaine du c h i m i s m e. Hebzog \ sur quatorze cas, en trouve seulement un où l'estomac avait conservé l'intégrité de sa sécrétion et de sa molilité. Mais, par contre, il note dix fois de l'hyperacidité, trois cas avec aci dite normale et un cas d'hypoacidité. La motilité était affiiiblie neuf fois et intacte cinq fois. Leube avait donné auparavant l'intégrité de la motilité et de la sécrétion comme un des signes essentiels de la dyspepsie nerveuse. Pour ma part, j'ai rencontré dans la neurasthénie dyspeptique tous les types possibles du chimisme stomacal, avec cependant prédominance des insuffisances compliquées de fermentations dans la pathogénie desquelles la stase avait une part importante.
nie na pas ^" ^'^ ^ ^^^ ^^ ^YP® chimiquc particulier de
de type dyspcpsic conjugué à la neurasihénie, il n'existe pas
non plus de type clinique que Ton soit en droit de
rapporter à cette origine. Si vous lisez, en effet, les descriptions
que Leube', Bouvebet^ Riciiteb*, Bubkardt% Môbius®, Riegel
1. Herzog. — Zeitschrift fur klinische Medicin, t. XVHI. 1890.
2. Ledbe. — Deuisches Archiv fur klinische }fedicin, t. XXUI, 1879.
3. Bouveret. — Traité des maladies de Testomac, p. 686, 1893. ♦. RiCHTER. — Berliner klinische Wochenschrifl, 1882.
5. BoRKARDT. — Pathologie der Neurasthcnia gasirica, Bonn, 1882.