‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 107 sur 295 · EiNHOHN. — iVew-Fo/A médical Record · texte numérisé non relu

EiNHOHN. — iVew-Fo/A médical Record

Ces cas ne sont pas rares. J'en ai recueilli déjà M dans la plupart desquels on avait diagnostiqué rétrécissement ou même cancer de roesophagCy en rapprochant la stricture œsophagienne de Tamaigrissement ou de la cachexie résultant à la fois d'une dyspepsie hypersthénique ancienne et de la difficulté de Talimentation. Il y a donc lieu d'admettre au nombre des retentissements de cette dyspepsie rœsophagisme, qui se produit le plus souvent par accès, mais qui, quelquefois aussi, présente une certaine permanence et qui guérit par le traitement de la dyspepsie causale.

Œsophagisme et spasme du cardia ne sont donc que des symptômes surajoutés, des retentissements dyspeptiques.

u spasme Lcspasmc du pyloreuous a Suffisamment occupés

da pylore. ^ propos dc la dyspcpsie hypersthénique pour qu'il soit inutile de nous y arrêter longtemps. Lui aussi n'est qu'un symptôme dépendant presque toujours de l'hyperacidité gastrique, que celle-ci soit due à l'HCI ou à des acides de fermentation. Il a une influence énorme dans la pathologie de l'estomac, puisque c'est de lui que dépendent les stases et les distensions et puisqu'il conditionne une grosse part de la phénoménologie de i'hypersthénie et des dyspepsies par fermentations acides. Le spasme du pylore est bien un symptôme nerveux puisqu'il est provoqué par un réllexe, mais il n'a nul droit à être considéré comme une névrose gastrique.

Le Le gastrospasme, ou contracture de la totalité de

gastrospasme, jj^ Cynique musculairc de l'estomac, se rencontre dans

quelques cas d'absolue intolérance gastrique et à la suite de ringestion des aliments durs, des amandes, des noyaux (Rosen- BACH '). Je l'ai vu succéder à l'ingestion des moules et accompagner des crises de coliques hépatiques, néphrétiques, intestinales et utérines. H. Herz M'a constaté dans un cas de gasiroptose ou il acquit un caractère très douloureux. Il cède généralement aux renvois et aux vomissements. Talma ' lui fait jouer un rôle dans l'étiologie de l'ulcère de l'estomac.

Parfois, chez des névropathes, la paroi stomacale semble tendue, dure et comme rigide, en même temps que le malade ressent une constriction douloureuse dans la région. Dans deux cas où j'ai constaté ce symptôme, associé d'ailleurs à l'hypersthénie gastrique, il a cédé rapidement à de petites doses de bromure de polussium.

i. 0. RosENBÀCH. — Cardialgie, Eulenburg's lieal-Encyclopédie.

2. H. Uerz. — Die Slurungen des Verdauungsapparales, etc., p. 267, 1898.

3. Talma. — Zeitsciirifi fur kliniscke Medicin, t. XVII, 1890.

L'agitation L'agitatloQ périsultique de Testomac, décrile

pèrtetamque. p^. KûssMAUL*, lî'est qu'uD accidenl sui*venanl dans les rétrécissements spasmodiques ou lésionaux du pylore. Bou- VERET pense qu'elle peut exister également à titre de névrose simple, sans lésion organique, et qu'il s'agit alors d'une irritabilité excessive des nerfs et des ganglions moteurs de la paroi gastrique. Il en ^ observé un cas chez une femme atteinte d'ataxie locomotrice, mais le phénomène serait le plus souvent corrélatif de Thystérie et delà neurasthénie. Dans uncasd'OsER, le trouble moteur intéressait également l'intestin. L'agitation peut être antipéristaltiqueetaller du pylore au cardia. Jaccoud cite un cas dans lequel les contraclions intestino-stomacales ont amené des vomissements fécaloides.

Quoi qu'il en soit, en pratique, l'agitation péristaltique est, ou bien un symptôme stomacal d'une névrose générale, ou un symptôme particulier surajouté à la sténose pylorique spasmodique ou lésionale.

L'examen du chimisme stomacal permettra de faire aussitôt le diagnostic, puisque, dans le premier cas, les sécrétions gastriques sont indemnes, tandis que, dans le second, vous trouverez habituellement le syndrome chimique de Thypersthénie permanente.

Par conséquent, traitement de la névropathie causale ou de l'hypersthénie génératrice suivant le diagnostic étiologique.

Les vomissements nerveux et leur classification. — Les vomissements nerveux proprement dits. — Les vomissements encéphaliques et médullaires. — Le mal de mer. — Le vomissement nerveux simple. — Les vomissements hystériques et neurasthéniques. — Les vomissements par altération du sang. — Les vomissements réflexes. — Le vomissement périodique.

Les vomissements nerveux sont répartis, par ▼ondssMMiiu BouvERET, cu cinq groupes : nenr^Œ. ^^ Vomissemeuls cérébro-spinaux, dépendant

d'une lésion ou d'un trouble fonctionnel dans les centres nerveux.

^ Vomissements nerveux proprement dits des névrosés, des hysiériques, des neurasthéniques.

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