‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 108 sur 295 · KCssvAUL. — Volkmaim's Sammlvng · texte numérisé non relu

KCssvAUL. — Volkmaim's Sammlvng

8i0 LES RETEiNTlSSEMENTS DES MAUDIES SUR L ESTOMAC

3" Vomissemenlspar altéra lion du sang.

4" Ycmissemenls réflexes.

5*^ Vomissements périodiques.

Du premier groupe, j'ai peu de chose à vous dire, vomiMtmento puisque le vomissemeut fait partie intégrante de la eDoèphaiiqaes. gyj^piQnfjalologie (le la maladie nei'veuse causale. Quand cette cause est encéphalique (commotion, contusion, congestion, encéphalite, méningite, hémorrhagie cérébrale ou méningée, maladie du cervelet, tumeur, clc), le traitement du symptôme est souvent aussi inefficace que celui de la maladie génératrice. Notons que le vomissement lié aux vertiges et à la faiblesse des membres est quelquefois un signe prémonitoire de r attaque d'apoplexie.

Le On peut aussi ranger dans le groupe des vomisse-

mal da mer. mems eucéphaliques ceux du mal de mer qui reconnaîtraient comme condition une ischémie cérébrale et qui sont souvent améliorés par le décubiius et par ïantipyrine associée à de minimes doses de caféine^ de chlorhydrate de cocaïne et de sulfate neutre d'alropiue. Vous pouvez essayer la formule suivante :

Anlipyrine 2o%50

Chlorhydrate de cocaïne 0»%05

Bromhydrate de caféine O'^iS

Sulfate de spartéine iï^^Ob

Sulfate neutre d'atropine 0»',00t

Sirop d'écorce d'oranges 100 grammes

F.s.a. Sirop, dont on prendra une cuillerée à soupe en s'embarquanl ou au

premier indice de mal de mer.

Les vomissements Quaud la cause cst médullaire (tabès, sclérose médullaires. ^^ plaqucs, my éi i le), le vomissement n'est qu'un des éléments de la crise gastrique et il est, par conséquent, justiciable de son traitement.

u vomissement Lcs cas du dcuxicmc groupc sous-enlendenl nerveux simple, piusieui's varictés bicH disculécs par BouvERET. C'est d'abord le vomissement nerveux simple, sans stigmates hystériques ou neurasthéniques, survenant surtout chez les femmes, à l'occasion d'une émotion ou d'une frayeur, et comportant une forme bénigne compatible avec une parfaite santé et une forme grave qui

peut, exceptionnellement) se terminer par l'inanition progressive et même par la mort.

Uê YOBiMeBMiito Pnîs viennent les vomissements hystériques '^^•**'*'^ qui se divisent de la façon suivante :

1 *.Le vomissement œsophagien (Rosenth al ^) , causé par un s p a s m e del'œsophage et du cardia, caractérisé par la sensation d'arrêt du bol alimentaire derrière l'appendice xyphoïde, l'oppression après le repas, l'arrêt de la sonde pendant l'accès, l'absence de vomissements quand les aliments sont introduits par la sonde. Comme traitement, bromure de potassium^ badigeonnage pharyngien et œsophagien avec une solution de chlorhydrate de cocaïne à 0^\bO pour 100, petit vésicatoire xyphoïdien saupoudré de poudre d'opium brut.

^ Le vomissement qui accompagne Tischurie hystérique, sor£e de manifestation urémique à laquelle, outre les moyens précédents, on opposera le régime lacté absolu. J'ai réussi dans un cas, en donnant, pendant trois jours, 1«',50 de théobromine par jour, en trois doses, aune heure d'intervalle.

â* Les vomissements sanglants supplémentaires ou non des règles, dus à un trouble de Tinnervation vaso-motrice de la muqueuse gastrique, qu'il ne faudra pas confondre avec l'hématémèse de l'ulcère, et qui s'en distinguent par l'absence des signes antérieurs de l'hypersthénie avec hyperchlorhydrie et par l'alternance ou la concomitance avec d'autres symptômes hystériques. Comme traitement, employez les préparations iïergotine pendant et après l'hématémèse.

Puis, quand celle-ci sera calmée, imposez une sérieuse cur^ %drothérapique.

h^ Les vomissements provoqués par des crises d'hypersthénie avec hyperchlorhydrie et sécrétion exagérée. Mais nous rentrons ici dans l'hypersthénie aiguë dont l'histoire et le traitement ont fait l'objet d'une précédente Leçon.

Les Tomiasttiieiita A côté dcs vomissemeuls hystériques prennent ■Morasttitaiqaes. ^\^ç.ç^ ^eux dcs ueurasthéuiques. Rosenthal les

considère comme fréquents. Avec Bouveret, je pense, au contraire, qu'ils sont plutôt rares. En effet, en dehors des cas où le vomissement est l'un des symptômes d'une dyspepsie vraie associée à la neurasthénie, je n'ai recueilli que trois observations où il pouvait être qualiflé vraiment de neurasthénique. La dernière de ces obser-

1. RosEUTHAL. — Magcnneurosen und Magencatarrh» Vienne^ 1886.

valions est celle d'un homme de trente-sept ans qui fiait par succomber à rinanition progressive, après deux années de vomissements presque incessants. Aucun traitement n'en eut raison : Visolement^ Y alimentation par la sondCy Yélectrisation du pneumogastrique y le vésicatoire épigastrique, tout fut essayé sans succès, y compris la longue série des médicaments anti-émétiques. Seule, la mixture à la picrotoxine et à la morphine * parut donner de très temporaires accalmies.

lm TomissemeBts Les cas du troisième groupe, vomissements par •itératioD altération du sang dans les maladies inTecdusang. tlcuses, Turémic et les intoxications, seront éludées dans une prochaine Leçon '.

Les cas du quatrième groupe, ou vomisse- ▼omiBsemenu mcnts réflcxes, sont très nombreux: Les plus fré- ***** quents sont ceux des coliques hépatiques ou néphrétiques, des péritonites, de l'helminthiase, des constipations opiniâtres, des maladies de Tappareil uteroovarien et, enfin, de la grossesse.

Mais n'oubliez pas les vomissements provoqués par le rein mobile, par le catarrhe pharyngé d'origine alcoolique ou tabagique, par la maladie de Ménière, les végétations adénoïdes du pharynx, les irritations laryngées et bronchiques.

Le traitement ne saurait être autre que celui de la maladie dont les vomissements sont un des symptômes; mais, à titre pallialir, on pçut y joindre l'usage des agents qui diminuent l'excitabilité gastrique ou bulbaire. Aussi, dans les vomissements d'origine hépatique ou rénale, par exemple, la potion suivante vous rendra des services :

¥ Bromure de potassium 6 grammes

Chlorhydrate de morphine 0«%05

Eau de laurier-cerise 10 grammes

Sirop d'élher 30 —

Hvdrolat de valériane 150 —

Fâs.a. Potion. Une cuillerée à soupe toutes les heures, pendant trois heures

seulement.

u TomiBsement Lcs cas du c i u q u i è m c groupe correspondent au périodique, vomîssement périodique de Leyden qui se mani-

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