‹ Les maladies de la nutrition. Les maladies de l'estomac, diagnostic et traitement (volume 2)Chapitre 110 sur 295 · Voyez pages 168 et · texte numérisé non relu

Voyez pages 168 et

qu'il est inexact de considérer ces retentissements nerveux sur l'estomac comme de pures névroses sécrétoires, puisque les troubles du système moteur de Torgane prennent dans la symptomatologie une part qu'il est impossible de ne pas reconnaître. Névrose, si Ton veul, mais névrose totale, et c'est pour bien fixer ce point important que j'ai substitué le terme d'hypersthénie à celui d'hyperchlorhydrie qui ne se rapportait qu'à l'un des éléments de la maladie.

Quant aux hypochlorhydries d'origine nerveuse, je ne crois pas non plus devoir les séparer des hyposthéoies ou insufTisances gastriques, et cela pour les mêmes raisons.

Hyper- on hyposlhéniques, les dyspepsies d'origine nerveuse sont justiciables d'un traitement qui associe les moyens anti-dyspeptiques à ceux qui sont destinés à combattre la maladie causale. J'ai sufCsamment insisté sur les éléments divers de cette thérapeutique pour qu'il soit inutile d'y revenir.

usnéYToses Un mot sur les névroses vaso-motrices qu'on

▼aso-motrioes. ^^ connaît guèrc encore qu'à l'état de faits isolés. Vous savez la coïncidence de la congestion ou même des hémorrhagies de la muqueuse gastrique avec l'hémorrhagie et leramollissementcérébral. L'hématémèse supplémentaire des règles ainsi que celles observées par Deniau dans l'épilepsic et par Ober- STEiNER dans la paralysie générale rentreraient aussi dans cette catégorie. Enfin Bouveret admet la possibilité de troubles vasomoteurs gastriques d'origine réflexe.

u conclusion Arrivés au terme de cette exposition sommaire des

thérapeutique, névroscs gaslriqucs et des retentissements des afleclions nerveuses sur l'estomac, que devons-nous conclure, en nous plaçant uniquement au point de vue du praticien? Aucune des soi-disant névroses gastriques, pas même la gastralgie, ne peut être envisagée comme une personnalité morbide ; elles ne sont que des symptômes liés soit à une forme particulière de dyspepsie, soit aux conditions étiologiques et palhogéniques dont cette dyspepsie procède. Plusieui^ d'entre elles ne sont même que les éléments d'un syndrome univoque. Mais il faut savoir aussi que telles maladies du système nerveux provoquent des dyspepsies qui, sans sortir des types chimiques habituels, se caractérisent cliniquement par une prédominance symplomatique assez intense pour leur imposer une caractéristique dont l'indication thérapeutique viendra s'ajouter aux indications qui dérivent de la forme de la dyspepsie, d'une part, et de la maladie nerveuse causale, d'autre part.

SIXIEME LEÇON

Page 1