Sticker. — Berliner iclinische Wochenschrift
8. Zweifel. — Deulsches Archiv fur klinische Medicin, t. XXXIX, 1886.
LA PIËVRE TVPKOÏIIB 83t
ui «B>u n résulte de ces divers travaux et des recherches que
mi^^M^ j'aifaitesàla Pitiéque la fièvre considérée en elle-même *"''*"™' D'exercé pas forcément uue action sur la sécrétion gasuique, qut> les modilications de celle-ci dépendent bien plutôt des localisations gastriques d'un état infectieux fébrile ou des altérations du sang que celui-ci conditionne, enfin que la sécrétion gastrique peut demeurer à peu près normale dans les maladies chroniques qui s'accompagnent d'une fièvre médiocre. Ajoutons qu'en général la sécrétion de la pepsine est toujours moins atteinte que celle de l'HCl.
Lu «uutqaaiieH Celte conclusîon a de grosses conséquences, car i»tiit*d. na elle vous servira de guide quand vous aurez à instituer urtfiBa. |g régime d'un fébricitant. Elle montre que vous pouvez alimenter les fébricitants aigus, quand ils n'ont pas de déterminatioiK gastrique, et qu'il ne faut pas craindre de nourrir substantiellement la plupart des fébricilaols chroniques. D'ailleurs, depuis Graves, 1<> clinique avait, sur ce point, largement devancé les enseignements de la chimie.
^ Dans la fièvre typhoïde, il me semble qu'on a
Niviicuiinii exagéré la fréquence des complications gastriques.
«UI u HèTTt Comme le disait déjà Louis, il ne faut pas prononcer
iTPhside. ig ^^^ jg détermination gastrique parce que le typhique
a de l'anorexie, un étal saburral de la langue, de la sensibilité épigas-
(rique et même des vomissements.
UfBUriu La gastrite typhique dont A. Chauffard adonné
titunu. yjjg description est caractérisée par la rougeur et l'épaississement de la muqueuse et quelquefois par des érosions superficielles. MiLLARDamème signalé dans un cas une large et profonde alcératioD, au niveau de la région pylorique. Histologiquement, en dehors des lésions banales du catarrhe aigu (dilatation des petits vaisseaux, infiltration de cellules embryonnaires, dégénérescences épithéliales, etc.), on trouve çà et là, entre la couche glandulaire et la iQuscularis mucosa, de petits amas cellulaires qui peuvent donner naissance à de minuscules abcès et même à des ulcérations.
Cliniquemenl, cette gastrite se manifesle par une douleur épigastrique plus ou moins accenluée, spontanée ou réveillée par la pression, par delà distension gazeuse de fesiomac, des vomissements, une élévation de la température au niveau du creux stomacal, et par une douleur à la pression du pneumogastrique au cou.
832 LES HBTENTISSEHEMTS DES MALADIES SUB L'ESTOHAC
u <uii>ution Germain Sée el Â. Mathieu ont noté aussi la diladi i«Éi£Mn«o. laiion de l'estomac comme complication gastrique de la fièvre lyphoïde. Pour ma part, j'en ai observa deux cas Tort nets, qui se développèrent d'une façon pour ainsi dire aiguë, comme si les fibres de la tunique musculaire avaient subi une dégénéresceDce semblable k celle qui frappe si souvent les muscles striés. On devra pensera cette rare complication dans les vomissements de la convalescence.
ui Tominnuiu Avaot (l'affirmer que le vomissement est lié aune aènî'm^w» complication gastrique, il est nécessaire de (aire et i«D uagnoMic. j'enquête que je vais vous dire.
L'LntoiitanM Cherchez d'abord s'il n'y a pas une intolérance
mtdiMmanunM. gp^cjaie pour Tuo des médicaments administrés. Dans deux cas, j'ai vu les vomissements cesser comme par enchantement alors qu'on supprima te sulfate de quinine donné aux doses répétées de i",50 à Sgrammes par jour. D'autres fois, c'est i'dicool qu'il faut incriminer, ou plutôt c'est l'abus de l'alcool. C'est enfin ['extrait de quinquina que certains lyphiques tolèrent mal. Ces médicaments sont ceux que l'estomac supporte le moins; mais n'oubliez pas que tout médicament, quel qu'il soit, peut renconti'cr une muqueuse stomacale qui ne l'accepte pas.
Songez ensuite que le vomissement est réQexement
provoque au début de beaucoup de complications
pulmonaires, ou encore au moment de l'invasion
d'une complication cérébrale. Ckédevergne, dans une épidémie
observée à l'Hôpital des Enfants, nota six fois des vomissements sur
sept cas de fièvre typhoïde avec complications cérébrales.
Puis regardez la langue el le pharynx ; car il y a des TomiuamaDU vomissements qui ont pour point de départ l'état fuli' '""^^^ ■ gineux de la langue et de la muqueuse buccale, d'autres qui sont causés par le muguet primitif ou par la sécheresse du pharynx, toutes manifestalions qui irritent la partie postérieure de la langue inofrvée par le nerf nauséeux'.
u rtuntioa L^s fonctlons de la vessie devront être scrutées.
anmw. j'gj ,y récemment encore des vomissements incessanis
1. DucvtT. — Biilltlini de lu Société méilicaU îles hoi'itaux, 1S8G.
Lk FIÈVRE TYPHOÏDE 833
chez UQ typhique s'arrêter après un cathétérisme qui évacua 750 grammes d'uriae relenue dans la vessie.
u Dteitonito ^ous conuaissez les vomissements qui marquent le
et la perioration début et accompaguent la péritonite et la perforation intestinale. Leur diagnostic et leur caractère sont décrits dans tous les livres classiques.
Le début Mais cc qui est moins connu, ce sont les vomisse-
des rechutes, mcnts qui, surveuant après quelques jours d'apyrexie à la fin de la défervescence, marquent le début d'une rechute.
^^ La connaissance des étiologies précédentes com-
▼oDdssemeiits porte autant de traitements des vomissements. Mais, de si ceux-ci ne relèvent d'aucune de ces causes, dirigez
raiiiiientatum. ^q^j^q attention sur ralimentation*. Donnez les boissons alimentaires à petites doses et refroidies. Quand le lait n'est pas toléré, supprimez-le et ordonnez le bouillon ou le beef-tea ou le vin de Champagne étendu d'eau. Laissez de côté la vieille potion de Rivière et teniez plutôt deux gouttes de laudanum dans un peu d'eau de Vichy ^ quelques minutes avant une petite tasse de lait ou de bouillon. Si ces moyens sont insuffisants, recourez aux révulsifs ei surtout au vésicatoire volant de 6 centimètres de côté, dont vous saupoudrerez la plaie avec 0,10 de poudre d'opium brut. En cas d'insuccès du vésicatoire, vous avez encore la ressource des inhalations ékOûcygène,
Les vomissements de la convalescence dépendent généralement d'une alimentation surabondante, mais parfois aussi incriminez l'insuffisance ou un retard exagéré de l'alimentation. Ne négligez donc pas de porter votre attention sur ces deux points pour trouver le motif et le remède de l'un ou l'autre de ces vomissements. Je me souviens d'une jeune Américaine que je soignais avec H. Guéneau de Mussy et Faure-Miller et qui fut prise, au début de sa convalescence, de vomissements incoercibles avec hypothermie qui firent songer à un début de péritonite. Cependant, comme une minutieuse analyse des symptômes écartait ce diagnostic et que la malade, d'ordinaire grosse mangeuse, avait été très insuffisamment alimentée pendant sa maladie, nous n'hésilAmes pas à la nourrir avec toutes les précautions requises, et nous eûmes la salisfac-
1. LoRDT signale aussi les lombrics comme cause de vomissements avec états nauséeux pendant les cinq premiers jours de la maladie. (Étude sur la (lèvre typhoïde intermittente vermincuse qui^a régné dans les environs de Gusset, 185'.).)
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83i LES r.ETKNTlSSEJlENTS DES MALADIES SUU L'ESTOMAC
don de voir dispariiilre presque aussitôt l'accident qui nous aviiil inquiétés.
Dans les vraies 9:aslnles lyphiques, le régime lacté, de i> la révulsion épigaslrique avec de petits vésicaloires et dutriu trpuqu. gm.^Qm ]g italnéation froide constituent le traitement de choix. Dans les cas qui résistent à cette médication, on se trouvera bien de la réfrigération locale avec la vessie de glace sur le creux épigastrique qui viendra renforcer l'action des moyens précédents.
u* La grippe reconnaît, dans certains cas, les mêmes
"^^iwî^!^ complications gastriques que les fièvres typhoïdes. ia j> ïrippe. Germain Sée a signalé la dilatation aiguë de l'estomac, dont j'ai constaté aussi un cas très net dans lequel des troubles gastriques sérieux ont survécu longtemps à ta maladie causale. L'insuflisance gastrique avec bypochlorhydrie est une suite fréquente de la grippe; elle explique les anorexies si marquées dont tout grippé a conservé le souvenir.
LMfliTTBa II t^" ^sl de môme des lièvres éiuplives. En ce
*nipu»M. fjiij concerne la variole, les cas de pustules développées sur la muqueuse stomacale ne sont rien moins que contestables.
Friedlander' et Smirnoff* ont vu la diphtérie de
La dJiriitérle. ,, . - , ,, , ■ , „
1 estomac coïncider avec celle du pharynx. L. Bauer et E. Deutscii^ disent que dans la diphtérie l'ilCt du contenu stomacal disparaît aussitôt, mais qu'il reparaît de ving^t-qualre à quarantehuit heures après le traitement sérothérapique. Cette constatation aurait même une valeur pronostique puisque, dans les cas qui se terminent par la mort, la sérothérapie demeure sans inHuence sur
riici.
Dans la pneumonie, Dieulafov* a vu deux cas de gastrite pneumococcique avec ulcération de l'estomac et grande hématémèse. Jo.msesco' a constaté une gastrite aigui' avec foyers hémorrhagiques dans la muqueuse et dans la sousmuqueuse.
1. Friedlasdf.h. — CeriiH<r jtliniscfte Wochin-icbrift, i%Si.
3. SliHNorF. — .'li'cAiv /ur palh. Anatomie und Ph-jtioiogU, 1. CXIII.
3. L. Bauer et E. Deitsch. — JahrbUcher far KmiUrlteilk.,p. iâ, 71, t. XUVITJ. 18%.